Interrogé sur la possibilité d'une participation des fils de Kadhafi ou du guide libyen lui-même à un futur gouvernement, le chef de la diplomatie italienne a répondu: "Non, je ne peux pas l'accepter. Je crois que la France et le Royaume-Uni non plus. Les fils, la famille de Kadhafi ne peut pas participer au futur politique de la Libye".
"Je crois qu'il (Mouammar Kadhafi) doit se retirer. C'est une pré-condition pour qu'on puisse repartir avec la réconciliation nationale libyenne", a déclaré le ministre italien, au lendemain d'une médiation de l'Union africaine (UA) à Tripoli.
Selon l'UA, Kadhafi a "accepté" la feuille de route africaine, qui prévoit notamment la "cessation immédiate des hostilités", la facilitation de l'acheminement de l'aide humanitaire aux populations et le lancement d'un dialogue "entre les parties libyennes" en vue d'une période de transition. La question du départ du dirigeant libyen aurait aussi été abordée mais l'UA n'a pas souhaité communiquer sur ce point.
Le chef de la diplomatie italienne a rappelé que cette semaine allait être marquée par une série d'importantes rencontres pour éviter l'enlisement de la situation en Libye, où les insurgés ne parviennent pas à gagner du terrain en dépit d'un soutien aérien de la coalition internationale.
"On ne peut pas donner l'impression de vouloir ou de permettre une consolidation du statu quo sur le terrain. Il y aura un sommet du Groupe (de contact) de haut niveau demain au Qatar pour la solution politique et (une réunion) à Berlin pour l'Otan. Mais en parallèle, il faudra multiplier les efforts pour (réduire) l'armée de Kadhafi", a-t-il dit.
Début avril, M. Frattini avait déjà estimé que Mouammar Kadhafi et sa famille devaient quitter le pouvoir, après des informations selon lesquelles deux fils du dirigeant libyen, Seif al-Islam et Saadi, proposeraient une période de transition pilotée par Seif al-Islam, avec le retrait du pouvoir de leur père.

