Ali Issa Saqr, 31 ans, emprisonné pour avoir tenté de renverser pendant les manifestations, animées par les chiites, un policier sur la voie publique, a succombé samedi à des blessures subies en tentant de résister à des agents de l'ordre pendant sa détention, a précisé le ministère.
Le corps a été transporté à l'hôpital, a ajouté directeur général de la police de Mouharraq, la deuxième plus grande île de l'archipel de Bahreïn, dans un communiqué publié sur le site internet du ministère.
D'autre part, un adjoint du sous-secrétaire d'Etat à l'intérieur a annoncé qu'un deuxième détenu, Zakaria Rached Hassan, 41 ans, avait été retrouvé mort samedi dans sa cellule.
Cette personne, arrêtée pour "troubles à l'ordre public et incitation à la haine", est morte des suites d'une maladie très commune à Bahreïn, la drépanocytose. Un autre détenu est mort de la même maladie début avril.
Par ailleurs, Front Line, une Fondation internationale pour la protection des défenseurs des droits humains, a annoncé que l'un de ses anciens membres, Abdelhadi Al-Khawaja, avait été arrêté le 9 avril par la police à Manama.
L'association a dit ignorer le lieu de détention de cet activiste qui était également président du Centre bahreïni des droits de l'Homme et les raisons de son arrestation.
Les autorités ont mis fin à la mi-mars à une contestation d'un mois menée par les chiites qui forment la majorité de la population autochtone, après l'arrivée de forces de pays voisins et partenaires de Bahreïn au sein du Conseil de coopération du Golfe.
Les violences ont fait, selon Manama, 24 morts, dont quatre policiers.
La répression du mouvement de contestation a été suivie de rafles au cours desquelles quelque 400 personnes ont été arrêtées selon l'opposition chiite.

