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Obama condamne les violences contre les manifestants en Syrie

Le président des États-Unis Barack Obama a condamné "fermement" les violences commises par le gouvernement en Syrie et "tout usage de la violence" par des manifestants après une journée de vendredi particulièrement meurtrière dans ce pays en proie à la contestation.

"J'appelle les autorités syriennes à ne pas commettre davantage de violences contre des manifestants pacifiques" a déclaré Obama.

"Je condamne fermement les violences atroces commises aujourd'hui et ces dernières semaines par le gouvernement syrien contre des manifestants pacifiques. Je condamne aussi tout usage de la violence par les manifestants", a déclaré M. Obama dans un communiqué.
La journée de vendredi a été marquée par des manifestations meurtrières, en particulier à Deraa (sud), épicentre de la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad. Selon les autorités, 19 membres des forces de l'ordre ont été tués et 75 blessés par des tirs de "groupes armés" dans cette ville.
Mais selon le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme, 19 personnes ont été tuées par balles ou asphyxiées par les grenades lacrymogènes tirées par les forces de sécurité à Deraa, à 100 km au sud de Damas.
"J'appelle les autorités syriennes à ne pas commettre davantage de violences contre des manifestants pacifiques. En outre, les arrestations arbitraires, les emprisonnements et la torture de prisonniers dont il a été fait état doivent cesser tout de suite, et la circulation sans entrave des informations doit être autorisée pour que les événements sur le terrain puissent être vérifiés", a énuméré M. Obama.
Selon M. Obama, les Syriens "méritent un gouvernement qui réponde à leurs aspirations", comme "la liberté d'expression, d'association et de rassemblement pacifique", et "jusqu'ici, le gouvernement syrien n'a pas répondu à (ces) demandes légitimes".
La Syrie est le théâtre depuis la mi-mars d'un mouvement de contestation sans précédent du régime de M. Assad. Plus d'une centaine de personnes --171 selon Amnesty International-- ont été tuées dans la répression des manifestations et des dizaines arrêtées à travers le pays, selon des organisations de défense des droits de l'Homme.

 

Damas menace...

 

Par ailleurs, les autorités syriennes ont affirmé leur détermination à "faire face" aux groupes armés qui tirent sans discrimination à la fois sur les manifestants et les forces de l'ordre, a indiqué le ministère syrien de l'Intérieur, dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi.
"Nous ne permettrons pas de faire l'amalgame entre les manifestations pacifiques et (les actes) de sabotage (qui visent) à semer la discorde, à nuire à l'unité nationale et à déstabiliser les fondements de la politique syrienne", indique le communiqué publié par l'agence officielle Sana.
"Afin de préserver la sécurité de la patrie, des citoyens et des institutions publiques, les autorités syriennes vont faire face à ces comploteurs et à ceux qui sont derrière eux, en vertu de la loi qui limite l'utilisation des armes", affirme le texte.
"Il n'est plus possible de s'abstenir d'appliquer la loi pour préserver la sécurité de la patrie et des citoyens sous le prétexte des manifestations", ajoute le texte.
Le communiqué parle des "comploteurs (...) poussés par des parties étrangères connues qui rejettent les réformes et font fi des revendications populaires".
"Ceux-ci se sont infiltrés dans les rangs des manifestants et ont tiré sans discrimination afin de semer la discorde entre les citoyens et les forces de sécurité. Ils ont incendié les institutions publiques, attaqué les militaires et les agents de sécurité qui se sont abstenus d'ouvrir le feu, ce qui a causé un grand nombre de morts et de blessés parmi eux", selon le communiqué.

"Je condamne fermement les violences atroces commises aujourd'hui et ces dernières semaines par le gouvernement syrien contre des manifestants pacifiques. Je condamne aussi tout usage de la violence par les manifestants", a déclaré M. Obama dans un communiqué.La journée de vendredi a été marquée par des manifestations meurtrières, en particulier à Deraa (sud), épicentre de la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad. Selon les autorités, 19 membres des forces de l'ordre ont été tués et 75 blessés par des tirs de "groupes armés" dans cette ville.Mais selon le président de l'Organisation nationale des droits de l'Homme, 19 personnes ont été tuées par balles ou asphyxiées par les grenades lacrymogènes tirées par les forces de sécurité à Deraa, à 100 km au sud de Damas."J'appelle les autorités...