M. Gates est arrivé peu avant 17H30 locales (13H30 GMT) en provenance d'Irak.
Au cours d'un bref passage aux Emirats arabes unis, il doit notamment discuter des troubles dans la région avec le prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, également adjoint au commandant en chef des forces armées émiraties, selon son entourage.
Le secrétaire à la Défense compte "réaffirmer la double approche de l'administration" américaine vis-à-vis de la vague de soulèvements dans le monde arabe, comme il l'a fait lors d'une précédente étape à Ryad, selon un haut responsable de la défense: un besoin de réformes mais par le biais d'une "évolution plutôt que d'une révolution".
"Nous croyons que les manifestations doivent être non violentes et que les réactions des gouvernements doivent être non violentes", a réaffirmé M. Gates vendredi matin devant des soldats américains sur une base au Kurdistan irakien.
"Au-delà de ces principes, le cas de chaque pays est particulier", a-t-il précisé.
Alliés des Etats-Unis, les Emirats, riche pays pétrolier du Golfe, partage les mêmes inquiétudes que Washington sur l'instabilité au Yémen et le rôle prêté à l'Iran, accusé de comploter contre les monarchies sunnites en utilisant les communautés chiites qui se considèrent désavantagées, comme à Bahreïn.
La situation dans cet archipel voisin de l'Arabie saoudite, a conduit les Emirats à envoyer plusieurs centaines de policiers aux côtés de soldats saoudiens à l'appel du gouvernement.
La réaction des Occidentaux à cette intervention a irrité Abou Dhabi qui a retardé fin mars de quelques jours le déploiement de 12 avions de combat en Libye pour manifester son mécontentement.
Les Emirats sont le seul pays arabe avec le Qatar à prendre part à l'intervention de l'Otan en Libye.

