La participation américaine à l'action militaire en Libye ne constitue pas un précédent pour de futures interventions des Etats-Unis au Moyen-Orient, où plusieurs pays arabes sont confrontés à une vague de protestations, a jugé vendredi le chef du Pentagone Robert Gates. A l'occasion d'une visite sur la base américaine Marez, près de Mossoul (nord de l'Irak), le secrétaire à la Défense a été interrogé par un soldat sur le fait de savoir si l'intervention américaine contre les forces pro-Kadhafi préfigurait des actions futures. "Je ne le pense pas", a répondu M. Gates, rappelant que chaque pays arabe confronté à un mouvement de protestations politiques et économiques était un cas particulier. "Ce qui a fait de la Libye un cas unique est tout d'abord la demande, sans précédent dans mon souvenir, de la Ligue arabe, d'une intervention au Moyen-Orient contre un pays arabe dont le gouvernement maltraite son propre peuple", a-t-il expliqué devant plus d'une centaine de soldats américains. Il y a eu ensuite les résolutions du Conseil de coopération du Golfe, qui regroupe les monarchies du Golfe, puis des Nations unies et "franchement les demandes de nos alliés comme la Grande-Bretagne et la France", en pointe dans le dossier libyen, a-t-il ajouté. "Il m'est difficile d'imaginer que ce type de circonstances soient reproduites où que ce soit", a estimé le secrétaire à la Défense. Après avoir longtemps tergiversé sur l'opportunité d'intervenir en Libye, les Etats-Unis ont pris la tête de la coalition internationale avant de céder les rênes à l'Otan le 31 mars et se cantonner à un rôle de soutien pour les opérations aériennes.
La participation américaine à l'action militaire en Libye ne constitue pas un précédent pour de futures interventions des Etats-Unis au Moyen-Orient, où plusieurs pays arabes sont confrontés à une vague de protestations, a jugé vendredi le chef du Pentagone Robert Gates.A l'occasion d'une visite sur la base américaine Marez, près de Mossoul (nord de l'Irak), le secrétaire à la Défense a été interrogé par un soldat sur le fait de savoir si l'intervention américaine contre les forces pro-Kadhafi préfigurait des actions futures."Je ne le pense pas", a répondu M. Gates, rappelant que chaque pays arabe confronté à un mouvement de protestations politiques et économiques était un cas particulier."Ce qui a fait de la Libye un cas unique est tout d'abord la demande, sans précédent dans mon souvenir, de la Ligue...
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