"Notre objectif est de rencontrer le colonel Kadhafi aujourd'hui et de le persuader de quitter le pouvoir", écrit le républicain Curt Weldon dans le New York Times.
M. Weldon, qui a été représentant (député) de 1987 à 2007, explique conduire "une petite délégation privée, à l'invitation du directeur de cabinet du colonel Kadhafi". Il précise que ce déplacement est connu de l'administration Obama et de membres du Congrès de la majorité et de l'opposition.
M. Weldon "n'est pas porteur d'un message" de l'administration, a souligné Mark Toner, un porte-parole du département d'Etat.
"Je ne sais pas si cela peut aider ou pas", a-t-il ajouté, semblant marquer une distance vis-à-vis de cette initiative.
Les Etats-Unis n'ont pas annoncé, à ce stade, de tentative officielle de dialoguer avec le camp Kadhafi. Le diplomate Chris Stevens est en revanche arrivé mardi à Benghazi pour servir d'émissaire auprès de la rébellion et, a expliqué M. Toner, tenter de mieux connaître ses objectifs.
"L'Amérique doit jouer un rôle décisif pour aider les Libyens à bâtir un nouveau gouvernement", plaide Curt Weldon, et convaincre Kadhafi de quitter le pouvoir est la première étape.
"Je l'ai rencontré suffisamment de fois pour savoir qu'il ne suffira pas de le bombarder pour qu'il se soumette", poursuit-il, évoquant la nécessité d'un cessez-le-feu.
Le régime Kadhafi s'est lui-même dit prêt au dialogue à condition que la rébellion dépose les armes.
Parlant d'identifier de possibles futurs dirigeants libyens, M. Weldon préconise des rencontres entre le camp Kadhafi et la rébellion, et suggère la création d'une commission chargée de réfléchir à l'avenir institutionnel du pays.
D'après l'ex-parlementaire, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, Seïf al-Islam, "pourrait jouer un rôle constructif" dans cette commission.
Le Conseil national de transition (CNT), qui représente les rebelles, avait rejeté lundi l'idée d'une transition menée par Seïf al-Islam.

