La France n'interviendra pas pour déloger Gbagbo si Ouattara le demande
OLJ /
le 06 avril 2011 à 19h00
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a assuré mercredi à Nîmes (sud) que la France n'interviendrait pas en Côte d'Ivoire si le président reconnu Alassane Ouattara faisait appel à elle pour déloger définitivement Laurent Gbagbo du bunker où il est retranché. "Non, on n'irait pas, parce que la France peut être engagée à la demande des Nations unies. Mais nous n'obéissons à aucune force politique en Côte d'Ivoire", a affirmé le ministre. "Le cas échéant, pour la protection des populations civiles, nous pouvons répondre à une réquisition des Nations unies. Point final", a ajouté M. Longuet. Interrogé sur l'assurance qu'il avait que M. Gbagbo ne serait pas tué au cours de l'offensive menée contre lui ces dernières heures à Abidjan, M. Longuet a répondu: "C'est un voeu que je formule pour les Ivoiriens. Je ne suis pas compétent en la matière. Ce n'est pas l'intention du président Ouattara, mais une guerre est une guerre et c'est parfois imprévisible". Pour M. Longuet, M. Gbagbo est "un homme en désarroi qui ne reconnaît pas son échec et qui est dans une situation d'extrémisme. Je crois, a ajouté le ministre, qu'il serait raisonnable de sa part de tenir compte d'un suffrage exprimé". M. Longuet s'exprimait alors que les forces du président ivoirien reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, ont lancé mercredi l'assaut final contre le bunker où est retranché le chef de l'Etat sortant, Laurent Gbagbo, qui refuse de se rendre malgré l'effondrement de son régime. Des négociations conduites depuis mardi pour obtenir la reddition de Laurent Gbagbo ont échoué.
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a assuré mercredi à Nîmes (sud) que la France n'interviendrait pas en Côte d'Ivoire si le président reconnu Alassane Ouattara faisait appel à elle pour déloger définitivement Laurent Gbagbo du bunker où il est retranché."Non, on n'irait pas, parce que la France peut être engagée à la demande des Nations unies. Mais nous n'obéissons à aucune force politique en Côte d'Ivoire", a affirmé le ministre."Le cas échéant, pour la protection des populations civiles, nous pouvons répondre à une réquisition des Nations unies. Point final", a ajouté M. Longuet.Interrogé sur l'assurance qu'il avait que M. Gbagbo ne serait pas tué au cours de l'offensive menée contre lui ces dernières heures à Abidjan, M. Longuet a répondu: "C'est un voeu que je formule pour les...
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