"Les forces de sécurité du régime commettent un massacre à Lattaquié, 25 citoyens pacifiques ont été tués", dénonce le Comité syrien de droits de l'Homme (CSDH), proche des Frères musulmans.
Il "considère ce qui se passe comme un génocide" et lance un "appel à la communauté internationale à agir pour mettre un terme au bain de sang et faire cesser tous les massacres commis par les forces de sécurité et les miliciens affidés au régime".
Il n'a pas été possible d'avoir confirmation du bilan des victimes de source indépendante.
Selon un militant politique à Lattaquié contacté de Nicosie, "il y a eu (hier mercredi) des blessés et des morts mais il y a beaucoup de confusion sur leur nombre exact".
"Les blessés se comptent par dizaines et le nombre exact de morts n'est pas connu, ils seraient 4 ou 5 mais cela reste à confirmer", a-t-il dit à l'AFP.
Selon lui, les manifestants étaient rentrés chez eux mercredi pour écouter le discours présidentiel avant de revenir dans la rue. "Le discours ne leur a pas plu, ils sont descendus en grand nombre et on leur a tiré dessus", a-t-il expliqué sans être en mesure de dire qui a ouvert le feu.
"Nous espérons que les auteurs de ces tirs contre des civils non armés seront arrêtés et traduits devant la justice. Tout le peuple à Lattaquié est contre la dissension confessionnelle et contre ceux qui ouvrent le feu", a-t-il dit.
Des coups de feu avaient été entendus mercredi à Sleibé, un quartier sud de Lattaquié, principal port de la Syrie, avait affirmé à l'AFP Issam Khoury, journaliste et directeur du Centre de développement écologique et social joint par téléphone.
Selon un témoin, les forces de l'ordre ont ouvert le feu pour disperser des manifestants mécontents après le discours du chef de l'Etat. Il a fait état de tir nourris à Sleibé et près de la gare (sud-est).
La télévision nationale a fait état, elle, de tirs "d'hommes armés", sans donner plus de détails.

