"Nous sommes unis. Nous avons eu une très bonne réunion à Londres il y a deux jours et donc la communauté internationale est unie pour traiter cette question", a-t-il déclaré à un journaliste de l'AFP en marge d'une visite à Nairobi.
"Avant toute chose, le colonel Kadhafi doit mettre un terme à sa stratégie militaire, puis nous devons fournir une assistance humanitaire à ceux qui souffrent de cette crise", a-t-il ajouté.
Une quarantaine de pays et d'organisations membres du groupe de contact sur la Libye créé dans la foulée de frappes militaires se sont retrouvés mardi à Londres avec l'ambition d'afficher l'unité de la communauté internationale pour construire l'après-Kadhafi.
Au total 36 pays ont répondu à l'appel, et l'OTAN ainsi que l'ONU étaient présentes au plus haut niveau.
Mais les pays arabes sont apparus en retrait. Seuls sept des 24 pays de la Ligue arabe étaient présents, et ils étaient représentés, à l'exception du Qatar et des Emirats arabes unis, non par leurs ministres des Affaires étrangères mais par des ambassadeurs, tout comme la Ligue arabe, dont le soutien est jugé crucial.
Quant à l'Union africaine (UA), elle n'avait pas fait le déplacement, après avoir critiqué l'intervention militaire et "l'absence de feuille de route".
De son côté, le président chinois Hu Jintao a averti mercredi, en recevant son homologue français Nicolas Sarkozy, que "si les actions militaires apportent le désastre aux civils innocents et aggravent la crise humanitaire, cela pourrait violer l'esprit originel de la résolution du Conseil de sécurité" qui a ouvert la voie aux frappes contre le régime du colonel Kadhafi.


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