"Il est important pour nous de comprendre ce qui est nécessaire pour protéger les Américains, d'évoluer et de s'adapter aux nouvelles menaces qui arrivent bien plus vite qu'il y a 10, 15 ou 20 ans, et d'être souple et vif contre ces menaces", a déclaré le chef du FBI lors d'une audition devant la Commission judiciaire du Sénat.
Interrogé par plusieurs sénateurs, démocrates comme républicains, sur la reconduction de trois mesures phares du Patriot Act, arsenal législatif très controversé conçu après le 11-Septembre pour tenter de remédier aux lacunes des autorités américaines dans la lutte antiterroriste, il a estimé qu'elles devaient être "pérennisées".
Il a cité la possibilité donnée aux forces de l'ordre d'exercer une "surveillance mobile" des communications de suspects utilisant plusieurs lignes téléphoniques, utilisée selon lui 190 fois par le FBI et contrôlée par un tribunal.
De même, le droit réservé aux autorités d'accéder à "toute donnée tangible" concernant un suspect a été utilisée 380 fois et est "absolument essentielle (...) que ce soit pour identifier des agents de renseignement d'autres pays, consulter les registres des hôtels, ou les coordonnées de voyage".
Il a enfin insisté sur la mesure dite du "loup solitaire" qui permet d'enquêter sur une personne paraissant mener des activités terroristes pour son propre compte. Tout en reconnaissant qu'elle n'a "jamais été utilisée", il a estimé qu'elle était "quand même importante".
La question du renouvellement temporaire ou permanent de ces mesures arrivant à expiration fin mai fait débat au Congrès, les républicains penchant plutôt pour la deuxième solution. De nombreuses voix s'élèvent depuis presque dix ans sur les pouvoirs exceptionnels donnés aux forces de l'ordre, au mépris notamment du respect de la vie privée.
"Je pense que nous sommes arrivés aujourd'hui à un équilibre acceptable entre la nécessité de répondre à la menace terroriste (...) et la protection de la vie privée, des libertés civiles", a répondu M. Mueller à un sénateur lui demandant s'il fallait imposer davantage de garde-fous juridiques à ces mesures.
Robert Mueller, qui a pris ses fonctions une semaine avant les attentats du 11-Septembre, doit quitter son poste à la fin de l'été. Les spéculations vont bon train sur ses possibles successeurs, parmi lesquels sont cités son ancien bras droit John Pistole, mais aussi des procureurs fédéraux comme Patrick Fitzgerald, qui a instruit l'affaire Valerie Plame.
Cette ancienne fonctionnaire de la CIA avait vu son nom révélé dans la presse en 2003 après que son mari, l'ambassadeur Joseph Wilson, a


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