Le souverain a tenu ces propos en recevant la Commission de dialogue, une instance chargée d'amender la loi électorale et celle des partis politiques mais qui est paralysée par la démission de 15 de ses membres pour protester contre des violences meurtrières vendredi.
"Vous avez un rôle crucial pour conduire la Jordanie vers une ère de réformes, modernisation et développement. Je serai le garant des résultats de votre dialogue. Il n'y a pas d'alternative au dialogue", a dit le roi, selon le palais.
"Le roi a condamné les violences de vendredi et les atteintes à l'unité nationale", a-t-il poursuivi.
Un homme est mort et 160 personnes ont été blessées vendredi lorsque la police a démantelé à Amman le camp des protestataires réclamant des réformes, qui avait été auparavant attaqué par des loyalistes.
"Le roi nous a appelés à ouvrir une nouvelle page" et souligné "l'importance d'oeuvrer rapidement et de ne permettre à quiconque de faire obstruction au processus de réformes", avait affirmé auparavant à l'AFP, Moustafa Rawashdeh, un syndicaliste membre de la Commission qui avait démissionné.
"Les 15 membres qui ont démissionné ont assisté à la rencontre avec le roi et nous nous réunirons pour décider si nous allons réintégrer la Commission", avait-il ajouté.
Selon M. Rawashdeh, le roi a dit: "Ceux qui ne veulent pas de réformes ne peuvent être des loyalistes", en allusion aux manifestants loyalistes qui ont attaqué vendredi le rassemblement pacifique de jeunes.
Pour éviter de nouvelles violences, les manifestations de loyalistes ne seront autorisées qu'en dehors de la capitale, et celles de l'opposition devront se dérouler dans des lieux spécifiques à Amman, a affirmé de son côté un haut responsable à l'AFP.
Des centaines de loyalistes ont défilé samedi dans la capitale, arborant des portraits du roi Abdallah II mais également des armes à feu et des épées, clamant des slogans menaçant tous ceux qui portent atteinte à la stabilité du régime.

