Le président français et le Premier ministre britannique appellent également le Conseil national de transition (CNT) libyen à "instaurer un dialogue politique national" afin d'"organiser la transition" en Libye.
"Nous n'envisageons aucune occupation militaire de la Libye", réaffirment-ils également.
"Lors de la conférence de Londres, la communauté internationale tout entière aura l'occasion d'exprimer son soutien au peuple libyen dans sa lutte visant à faire tomber une dictature violente et à créer les conditions propices qui lui permettront de décider de son avenir", écrivent les deux dirigeants.
Selon eux, comme "le souligne la résolution de la Ligue arabe, le régime actuel a perdu toute légitimité. Kadhafi doit donc partir immédiatement".
"Nous appelons tous ses partisans à le quitter avant qu'il ne soit trop tard. Nous appelons tous les Libyens qui estiment que Kadhafi mène la Libye à la catastrophe à se mobiliser dès à présent pour forger un processus de transition", ajoutent-ils.
Selon eux, ce processus "pourrait s'organiser autour du Conseil national de transition, dont nous reconnaissons le rôle pionnier, les représentants de la société civile et tous ceux qui souhaiteraient participer au processus de transition vers la démocratie".
"Nous les exhortons à instaurer un dialogue politique national à même de déboucher sur un processus de transition représentatif, une réforme constitutionnelle et l'organisation d'élections libres et régulières", affirment-ils également.
Une quarantaine de pays sont attendus mardi à Londres pour la première réunion de ce groupe de contact, chargé du "pilotage politique" des frappes militaires désormais sous commandement de l'OTAN et de la préparation de l'avenir politique de la Libye.

