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Bahreïn: Maliki craint des tensions confessionnelles dans la région

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a averti que les interventions étrangères dans la crise à Bahreïn risquaient de faire plonger la région dans une guerre confessionnelle.
Dans un entretien à la chaîne en arabe de la BBC diffusé vendredi soir, M. Maliki a expliqué que la situation à Bahreïn était différente des révoltes qui secouent depuis plusieurs mois les pays arabes de la région.
"La situation à Bahreïn est différente de celles en Libye et en Egypte, où il n'y a aucune question confessionnelle", a déclaré M. Maliki. "A Bahreïn, le problème est entre sunnites et chiites et lié à l'entrée de forces provenant de pays sunnites."
Les autorités de Bahreïn, un archipel à majorité chiite dominé par une dynastie sunnite, ont violemment maté la semaine dernière le mouvement de contestation dominé par les chiites qui demandait depuis plusieurs semaines des réformes.
L'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis avaient auparavant envoyé à Bahreïn des forces de sécurité pour épauler les forces bahreïnies.
"Je ne crois pas à la polarisation entre chiites et sunnites mais c'est la réalité sur le terrain", a-t-il dit en référénce à Bahreïn. "En plus d'un gouvernement sunnite, il y a une mobilisation sunnite contre les chiites."
"C'est pour cette raison que nous avons mis en garde contre le danger que cela représente. Nous n'avons pas parlé pour soutenir les chiites, nous avons demandé que cessent les ingérences dans les affaires de Bahreïn."
"Soutenir un parti contre un autre risque d'avoir un effet boule de neige", a-t-il poursuivi. "La région pourrait être entraînée dans une guerre confessionnelle et nous ne voulons pas que le confessionnalisme enflamme la région."
La répression à Bahreïn a été vivement condamnée par les chiites irakiens cours de manifestations où les interventions saoudienne et émiratie ont été conspuées.
Après des décennies de domination sunnite, la majorité chiite a pris le pouvoir à Bagdad à la faveur de l'invasion de 2003 qui a précipité la chute de Saddam Hussein. Mais les tensions confessionnelles demeurent vives entre sunnites et chiites en Irak, un pays qui émerge à peine d'un meurtrier conflit confessionnel en 2006 et 2007.
Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a averti que les interventions étrangères dans la crise à Bahreïn risquaient de faire plonger la région dans une guerre confessionnelle.Dans un entretien à la chaîne en arabe de la BBC diffusé vendredi soir, M. Maliki a expliqué que la situation à Bahreïn était différente des révoltes qui secouent depuis plusieurs mois les pays arabes de la région."La situation à Bahreïn est différente de celles en Libye et en Egypte, où il n'y a aucune question confessionnelle", a déclaré M. Maliki. "A Bahreïn, le problème est entre sunnites et chiites et lié à l'entrée de forces provenant de pays sunnites."Les autorités de Bahreïn, un archipel à majorité chiite dominé par une dynastie sunnite, ont violemment maté la semaine dernière le mouvement de contestation...