Conflit/Libye: "c'est aux Libyens de décider" (Premier ministre tunisien)
OLJ /
le 24 mars 2011 à 19h50
Il revient "aux Libyens de décider" s'ils veulent se débarrasser du régime du colonel Kadhafi, a déclaré jeudi à l'AFP le Premier ministre tunisien de transition Béji Caïd Essebsi, en exprimant des regrets à propos de l'intervention militaire en Libye. S'ils s'en débarrassent, "c'est leur affaire, nous prendrons acte et nous continuerons à travailler (avec la Libye, ndlr). Nous reconnaissons les Etats, les régimes ne sont pas éternels", selon lui. "Voyez chez nous, après 25 ans de dictature. Ici personne n'ira pleurer sur la tombe de ceux qui sont partis", a poursuivi le Premier ministre à propos de la chute du président Zine El Abidine Ben Ali. Interrogé sur le déclenchement le 19 mars d'une intervention militaire internationale contre le régime libyen, M. Caïd Essebsi la regrette visiblement: "nous n'aurions pas souhaité cela, mais une fois que la communauté internationale, agissant au sein du Conseil de sécurité (de l'ONU), s'est exprimée, alors nous appliquons", a-t-il dit. M. Caïd Essebsi a insisté sur le fait que la Tunisie s'est toujours "inscrite dans le respect des résolutions du Conseil de sécurité, surtout quand elles sont contraignantes et prise sous le chapitre 7", prévoyant le recours à la force en cas de non exécution. "Pour nous, a-t-il rappelé, la Libye est presque une question de politique intérieure, nous sommes voisins et tellement liés par des relations séculaires, de solidarité et de coopération. Donc tout ce qui s'y passe nous touche". Le chef du gouvernement a toutefois nuancé: "Il y a le peuple, l'Etat et le régime et il y a effectivement un problème de régime (en Libye). Le peuple s'est révolté, ce n'est pas nous qui allons le regretter (sous entendu après les évènements en Tunisie), mais cela reste malgré tout une affaire interne".
Il revient "aux Libyens de décider" s'ils veulent se débarrasser du régime du colonel Kadhafi, a déclaré jeudi à l'AFP le Premier ministre tunisien de transition Béji Caïd Essebsi, en exprimant des regrets à propos de l'intervention militaire en Libye.S'ils s'en débarrassent, "c'est leur affaire, nous prendrons acte et nous continuerons à travailler (avec la Libye, ndlr). Nous reconnaissons les Etats, les régimes ne sont pas éternels", selon lui."Voyez chez nous, après 25 ans de dictature. Ici personne n'ira pleurer sur la tombe de ceux qui sont partis", a poursuivi le Premier ministre à propos de la chute du président Zine El Abidine Ben Ali.Interrogé sur le déclenchement le 19 mars d'une intervention militaire internationale contre le régime libyen, M. Caïd Essebsi la regrette visiblement: "nous n'aurions...
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