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Bahreïn: accusé de poursuivre des opposants, Manama se défend

Un groupe international de défense des droits de l'Homme a accusé les autorités de Bahreïn de poursuivre leur campagne contre des opposants, mais ce royaume dirigé par une dynastie sunnite s'est défendu en dénonçant des atteintes à la stabilité du pays.
"La répression contre des militants et des médecins se poursuit", a assuré Amnesty International dans un communiqué reçu jeudi à Dubaï, faisant état d'au moins six détentions avérées parmi le personnel médical.
Amnesty considère que ces personnes ont été arrêtées pour leurs critiques du régime et sont des "prisonniers de conscience".
Pour Bahreïn, les mesures de sécurité récentes et notamment l'assaut lancé par les forces de l'ordre contre l'hôpital Salmaniya, à Manama, étaient justifiées parce que l'établissement était utilisé par "les manifestants comme centre de coordination".
"Il était passé sous le contrôle de militants politiques aux projets sectaires", a assuré mercredi devant la presse la porte-parole du bureau d'information de Bahreïn, Maysoon Sakbar.
Cette controverse intervient alors que le calme est revenu dans Manama, qui a connu pendant un mois des troubles quotidiens. Depuis la mi-février, une quinzaine de personnes, en majorité des manifestants, ont été tuées.
La dynastie sunnite des Al-Khalifa est contestée par une opposition dominée par les chiites qui dénoncent ce qu'ils considèrent comme des discriminations contre cette communauté, majoritaire parmi les habitants autochtones.
Des manifestants, qui exigeaient des réformes politiques, avaient envahi une place centrale de Manama, la place de la Perle, et y avaient organisé un sit-in permanent.
Le 16 mars, les forces de l'ordre avaient donné l'assaut à la place de la Perle et pris le contrôle de l'hôpital Salmaniya, une mesure dénoncée par l'opposition comme un véritable coup de force, et les autorités avaient procédé à des arrestations.
"Des docteurs détenus l'ont été parce qu'ils ont critiqué à la télévision les attaques menées contre les manifestants et protesté contre l'obstruction de leur travail par les forces de l'ordre", a assuré encore Amnesty International.
Le communiqué cite notamment le cas du Dr Ali el-Ekri, qui est en détention depuis le 17 mars.
Pour les autorités, certains médecins de l'hôpital sont coupables d'avoir diffusé de la propagande mensongère et "d'avoir bloqué les activités de soin, et mis des vies en danger".
"Des enquêtes ont été ouvertes contre les responsables et ils seront poursuivis dans le cadre d'une procédure légale et appropriée", a souligné Mme Sakbar.
Elle a de nouveau accusé le Hezbollah, le parti libanais chiite, d'avoir tenu des propos "incendiaires", lorsque son chef Hassan Nasrallah avait proposé le soutien de son organisation aux protestataires de Manama.
Elle a également mis en cause des "protagonistes extérieurs", qu'elle n'a pas directement nommés, mais les autorités de Manama, de Ryad et les Etats-Unis n'ont pas caché leur crainte de voir l'Iran profiter des troubles à Bahreïn pour accroître son influence dans ce pays, voisin des provinces pétrolifères de l'Arabie Saoudite.
Un groupe international de défense des droits de l'Homme a accusé les autorités de Bahreïn de poursuivre leur campagne contre des opposants, mais ce royaume dirigé par une dynastie sunnite s'est défendu en dénonçant des atteintes à la stabilité du pays."La répression contre des militants et des médecins se poursuit", a assuré Amnesty International dans un communiqué reçu jeudi à Dubaï, faisant état d'au moins six détentions avérées parmi le personnel médical.Amnesty considère que ces personnes ont été arrêtées pour leurs critiques du régime et sont des "prisonniers de conscience".Pour Bahreïn, les mesures de sécurité récentes et notamment l'assaut lancé par les forces de l'ordre contre l'hôpital Salmaniya, à Manama, étaient justifiées parce que l'établissement était utilisé par "les...