Des dizaines de chars détruits par des frappes aériennes gisaient le long de la route entre les deux villes, et des centaines de rebelles se sont rassemblés dans la matinée à quelques kilomètres d'Ajdabiya, dans l'objectif de reprendre la ville.
Armés de roquettes Katioucha et de batteries antiaériennes montées sur des camions, les rebelles s'étaient avancés jusqu'à 5-10 km d'Ajdabiya, probablement encouragés par le son des avions de chasse invisibles au-dessus de leurs têtes.
Mais ces combattants, pour la plupart volontaires et sans expérience, se sont tous enfuis en grand désordre quand les forces gouvernementales, retranchées dans la ville, ont commencé à tirer à l'artillerie lourde.
Des obus sont tombés dans le désert le long de la route, et un photographe de l'AFP a vu trois victimes, mortes ou très grièvement blessées, quand des véhicules, parmi lesquels des ambulances, ont été touchés par des éclats d'obus et les effets du souffle de l'explosion.
Des colonnes de fumée s'élevaient dans les environs, dont une qui semblait venir de l'intérieur d'Ajdabiya, où toutes les communications ainsi que l'alimentation en eau étaient coupées.
"Même si nous devons mourir, nous allons entrer à Ajdabiya aujourd'hui, si Dieu le veut", avait déclaré Salman Maghrabi, un combattant rebelle, avant le début du pilonnage.
Mais les rebelles étaient handicapés par la légèreté de leur armement, tandis que les forces gouvernementales, retranchées dans la ville, étaient relativement à l'abri de frappes internationales susceptibles de toucher de nombreux civils.

