"Nous sommes tout à fait à l'aise quant à la manière dont les opérations se sont déroulées la nuit dernière" (samedi), a déclaré Phil Osborn lors d'un point presse à Londres.
Le responsable n'a pas voulu être plus précis sur le bilan des frappes, durant lesquelles 112 missiles Tomahawk ont été tirés par les forces britanniques et américaines.
Le général John Lorimer, porte-parole de l'état-major, a estimé qu'il était "trop tôt pour dire quel est l'impact sur le terrain".
Les frappes avaient pour objectif des "cibles représentant une menace à la mise en place de la zone d'exclusion aérienne", a expliqué le général, et concernaient "le système de défense anti-aérienne intégré de la Libye", comme "des radars" par exemple. Elles se trouvaient "en majorité dans la région de Tripoli", a-t-il ajouté sans plus de précisions.
Cette "première" phase, préalable à la mise en place de la zone d'exlusion aérienne, durera "aussi longtemps que nécessaire", a-t-il dit.
Le vice-maréchal Osborn a refusé de se prononcer sur les dégâts infligés aux forces aériennes libyennes. "Le système de défense anti-aérienne de la Libye ne m'inquiète pas" même si "la menace persiste", a-t-il dit.
Interrogé sur les éventuelles pertes civiles, le responsable a assuré que "le risque de dommages colatéraux est la première préoccupation" de toute planification militaire. "Nous ne viserons pas une cible si le risque est trop élevé", a-t-il assuré, soulignant que les missiles Tomahawk et Stormshadow tirés samedi soir ont "une précision de quelques mètres".
Les opérations ont engagé des avions de combat Tornado GR4, armés de missiles Stormshadow, qui ont effectué leur mission de bombardement la plus éloignée depuis la guerre des Malouines en 1982. Les Tornado, partis de Norfolk, dans l'est de l'Angleterre, ont volé huit heures durant.
Outre les Tornado, les Eurofighter (Typhoon) sont "prêts à intervenir" dans la phase ultérieure, qui concerne la mise en place de la zone d'exclusion aérienne, selon Phil Osborn.
Au plan naval, les frégates Westminster et Cumberland participent aux opérations, ainsi que le sous-marin Trafalgar, duquel ont été tirés les Tomahawk.


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