Le Premier ministre a souligné qu'il s'agirait d'une "opération conjointe britannique, américaine et française avec un soutien de pays arabes", dans laquelle "le Royaume-Uni jouera son rôle".
Il a annoncé qu'il se rendrait samedi à Paris pour y rencontrer le président français Nicolas Sarkozy.
Interrogé sur la participation de pays arabes, le Premier ministre a jugé "essentiel d'encourager les membres de la Ligue arabe à ne pas s'en tenir à de grandes déclarations et à participer à l'action".
"Nous allons déployer des Tornado et des Eurofighter, ainsi que des avions de ravitaillement en vol et de reconnaissance", a précisé le Premier ministre. "Des préparations sont en cours pour les déployer et, dans les heures qui viennent, ils vont rejoindre les bases aériennes d'où il pourront être à pied d'oeuvre", a-t-il ajouté.
"Les trois conditions" posées pour une intervention sont réunies, a-t-il souligné, mentionnant "un motif clair pour intervenir", "un soutien régional", et enfin "une base légale", avec la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies votée jeudi soir.
"Je pense que nous ne pouvons pas rester passifs et laisser un dictateur rejeté par sa population tuer son propre peuple sans discrimination, ce serait lancer un signal effrayant à d'autres peuples", a ajouté M. Cameron.
Il a annoncé qu'un vote aurait lieu après un débat à la chambre des Communes, chambre basse du Parlement britannique, sur une motion du gouvernement la semaine prochaine.
Les Eurofighter (appelés Typhoon en Grande-Bretagne), basés en Ecosse, sont des avions de combat utilisés pour les opérations d'interception et de destruction d'avions ennemis, a précisé à l'AFP Douglas Barrie, expert à l'Institut international d'études stratégiques IISS. Les Tornado peuvent être déployés pour d'éventuelles frappes aériennes.

