Le directeur de l'AIEA, Yukiya Amano, a déclaré lors d'une conférence de presse au siège de l'agence à Vienne qu'il y avait une "possibilité de dégâts au coeur" du réacteur 2.
Les dégâts toucheraient "selon les estimations moins de 5% du carburant", a-t-il précisé.
Plus tôt, l'AIEA avait annoncé que l'enceinte de confinement de ce même réacteur avait peut-être été "affectée" par une explosion et qu'un incendie s'était déclaré dans un bassin de stockage de combustible usagé, avant d'être maîtrisé.
Les autorités japonaises avaient annoncé qu'une explosion au niveau du réacteur 2, survenue mardi entre 06H00 et 06H15, avait endommagé l'enceinte de confinement, mais sans la percer.
L'Autorité française de sûreté nucléaire (ASN) a pour sa part estimé mardi que cette enceinte n'était "plus étanche".
L'enceinte de confinement qui entoure le coeur du réacteur est destinée à le protéger et à l'isoler de son environnement, afin d'éviter toute contamination radioactive.
"Ce sont des événements très inquiétants", a déclaré M. Amano, qui a refusé de s'exprimer sur une possible fusion du coeur du réacteur dans la conjoncture actuelle.
Le directeur de l'AIEA a dit être toujours convaincu que la situation à Fukushima est différente de celle de Tchernobyl en 1986, le pire accident nucléaire survenu.
Depuis le violent séisme et le tsunami de vendredi, la centrale de Fukushima n°1, située à seulement 250 km de Tokyo, enchaîne les accidents graves, faisant craindre une contamination radioactive dans l'archipel nippon.


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