Répondant à l'appel de la Coordination nationale indépendante des étudiants, les protestataires ont aussi réclamé une "démocratisation de l'université", soit la possibilité pour eux d'"élire librement le recteur et les responsables de l'université", a rapporté l'agence APS.
Ils ont également demandé la réhabilitation des systèmes "classique" et "L.M.D" (Licence-Master-Doctorat) en vigueur dans l'enseignement supérieur, affirmant la nécessité de maintenir l'ancien système, faute d'équivalences des diplômes.
La Coordination a également réclamé l'amélioration de la prise en charge de l'étudiant en matière d'hébergement, de transport et de restauration.
Un responsable du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, cité par l'agence APS, a déclaré que certaines revendications "été prises en considération par le conseil des ministres" de mardi, rappelant que le ministère avait "engagé en février un large dialogue avec les étudiants".
Mais selon lui, demander une "démocratisation de l'université" relève de la "revendication politique", car l'élection des responsables des universités ne relève pas des prérogatives des étudiants.
Déjà lundi, les étudiants avaient organisé un rassemblement devant la présidence et fait remettre au président Abdelaziz Bouteflika une lettre détaillant leurs revendications.
Selon l'Union nationale des étudiants algériens (UNEA), en 2010 l'Algérie comptait 1.230.000 étudiants dans les écoles nationales et universités pour environ 36 millions d'habitants.
Leur mouvement s'inscrit dans un contexte de grogne sociale générale et de manifestations contre le système politique.
Mardi, d'ailleurs, les médecins qui se spécialisent ont entamé une grève pour un meilleur statut, un meilleur salaire et l'abolition de l'obligation pour eux de servir quatre ans dans des hôpitaux éloignés des grandes villes, après obtention de leur diplôme final.
Début janvier, des émeutes contre la cherté de la vie ont fait cinq morts et plus de 800 blessés en Algérie.

