"Clinton dégage", "non à la présence américaine en Tunisie", scandaient les manifestants près du ministère de l'Intérieur en brandissant des banderoles anti-américaines.
"Nous sommes contre la visite de Hillary Clinton, ou de n'importe quel représentant américain, nous n'avons jamais oublié les crimes américains en Irak", a lancé Sofiane, un étudiant de 22 ans.
La secrétaire d'Etat américaine a quitté dimanche les Etats-Unis pour une tournée en Europe, en Tunisie et en Egypte, où elle est arrivée mardi après-midi.
Au cours de sa visite au Caire, Mme Clinton devrait s'exprimer sur la situation en Libye voisine, où les forces fidèles à Mouammar Kadhafi enchaînent les victoires depuis une semaine.
A Paris, Mme Clinton avait pris part mardi à une réunion des pays du G8 qui n'ont pas trouvé d'accord pour une zone d'exclusion aérienne ou des frappes ciblées pour faire plier le régime libyen.
Concernant l'Egypte et la Tunisie, dont les présidents ont été renversés par des soulèvements populaires en janvier et février, Hillary Clinton a souligné la semaine dernière que pour Washington "c'est un enjeu énorme" de faire en sorte que ces deux pays "soient les modèles du type de démocratie que nous souhaitons voir".
Neuf jours seulement après la chute du président tunisien Zine El Abidine Ben Ali, Washington avait dépêché à Tunis un haut responsable du département d'Etat, Jeffrey Feltman.
"L'exemple tunisien" invite à des réformes dans le monde arabe pour prendre en compte les "aspirations" politiques et sociales "légitimes" des populations, avait-il alors dit.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine