Le nouveau patriarche maronite d'Antioche, Mgr Béchara Raï./Photo
"Notre joie n'a pas de limites", a déclaré Mgr Boulos Nasrallah, membre de l'archidiocèse de Mgr Raï à Jbeil, au nord de Beyrouth, alors que les cloches sonnaient à travers le pays.
À 71 ans, Mgr Raï succède à Mgr Sfeir à la tête de l'Église catholique maronite au Liban, la plus puissante du pays. Il est le 77e patriarche depuis l'arrivée des premiers disciples de Saint Maron au Liban en provenance de Syrie, il y a plus de 1 500 ans.
Mgr Raï a été élu par les évêques maronites libanais qui avaient commencé à se réunir la semaine dernière au siège de l'Église à Bkerké.
"C'est une personne très qualifiée du point de vue spirituel, il écoute tout le monde et reçoit tout le monde au même niveau. C'est un des piliers de l'Église (au Liban), il est ouvert à toutes les communautés", a affirmé à l'AFP Mgr Boulos Nasrallah.
Au-delà de son leadership religieux, le cardinal Nasrallah Boutros Sfeir avait joué un rôle considérable dans la vie politique de son pays, où les chrétiens maronites, autrefois tout puissants, ont été affaiblis par une guerre civile (1975-1990) à caractère confessionnel.
C'est notamment à son appel en 2000 que le mouvement opposé à l'hégémonie de la Syrie, alors puissance de tutelle depuis trois décennies au Liban, a commencé à prendre de l'ampleur, jusqu'au retrait des troupes syriennes en 2005, dans la foulée de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Mgr Raï a été élu par les évêques maronites libanais qui avaient commencé à se réunir la semaine dernière au siège de l'Église à Bkerké."C'est une personne très qualifiée du point de vue spirituel, il écoute tout le monde et reçoit tout le monde au même niveau. C'est un des piliers de l'Église (au Liban), il est ouvert à toutes les communautés", a affirmé à...

