Plus tôt dans la journée, l'agence onusienne, dont le siège est à Vienne, avait indiqué que les quatre centrales nucléaires japonaises les plus proches de la région touchée par le tremblement de terre d'une magnitude de 8,9 avaient été "arrêtées en toute sécurité".
Dans un nouveau communiqué, l'AIEA a précisé avoir été informée par l'agence japonaise pour la sécurité nucléaire et industrielle (NISA) qu'"un niveau d'alerte élevé a été déclaré à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi".
La NISA a précisé que la centrale "a été arrêtée et aucune trace de radioactivité n'a été détectée".
Les autorités japonaises ont également rapporté un incendie à la centrale d'Onagawa, mais le feu "a été éteint", a ajouté l'AIEA.
"Les autorités disent que les centrales nucléaires d'Onagawa, Fukushima-Daiichi et Tokai ont été arrêtées automatiquement et qu'aucune trace de radioactivité n'a été détectée", a précisé l'agence.
L'AIEA a également indiqué avoir été informée par le Centre international de sécurité sismique (ISSC, qui dépend de l'AIEA) qu'un second tremblement de terre d'une magnitude de 6,5 a frappé le Japon non loin de la côte Est de l'île de Honshu, près de la centrale de Tokai.
L'agence cherche à en savoir plus sur la situation sur les divers sites nucléaires du pays, notamment concernant "le réseau électrique des sites et à l'extérieur, sur les systèmes de refroidissements et l'état des bâtiments qui abritent les réacteurs".
Le combustible nucléaire doit être refroidi même quand les réacteurs sont à l'arrêt.
L'AIEA a précisé qu'elle cherchait aussi à s'informer sur l'état des sources radioactives du pays, comme les équipements médicaux et industriels.
L'agence s'est dite prête à offrir son aide au Japon si Tokyo le demande.
A la suite de l'alerte au tsunami déclenchée dans des pays de la zone Pacifique, "l'agence se renseigne aussi sur les pays et les installations nucléaires qui pourraient être touchées", a encore indiqué l'AIEA.

