"La zone d'exclusion aérienne est, selon nous, une option dont il faut discuter, mais qu'il faut également étudier de façon prudente et responsable", a déclaré Andreas Peschke, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, au cours d'une conférence régulière du gouvernement.
"Nous avons déjà clairement dit (...) qu'une telle option ne pouvait être retenue que dans le cadre du droit international s'il y a un mandat du Conseil de sécurité de l'Onu", a-t-il ajouté.
Par ailleurs "il faut être assuré qu'une telle action bénéficie du soutien des partenaires dans la région, et en particulier de la Ligue arabe", a souligné M. Peschke.
L'Allemagne, a ajouté le porte-parole, a appelé l'Union européenne à imposer de nouvelles sanctions ciblées à l'encontre du régime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi au cours de la rencontre des ministres des Affaires étrangères jeudi à Bruxelles.
Berlin attend également que le Conseil de sécurité de l'Onu décide cette semaine de nouvelles sanctions ciblées contre M. Kadhafi et sa famille, a ajouté M. Peschke, pour qui l'Onu "doit pouvoir faire plus" que ce qui a déjà été fait.
La France et la Grande-Bretagne se sont prononcées en faveur de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne en Libye pour empêcher le régime de bombarder les opposants qui contrôlent une grande partie du territoire.
Les Etats-Unis se sont montrés jusqu'à présent plus réservés, mettant l'accent sur le fait qu'une telle zone ne serait pas facile à mettre en oeuvre et nécessiterait probablement des bombardements pour éliminer les défenses antiaériennes libyennes.
Les ministres de la Défense de l'Otan, d'une part, et les ministres des Affaires étrangères de l'UE, d'autre part, doivent discuter de mesures de soutien à l'opposition libyenne jeudi à Bruxelles.

