"Après l'enquête menée par Kaleme ces derniers jours, il est devenu évident que Mme Rahnevard et M. Moussavi sont à leur domicile et, par ce biais, nous corrigeons l'information sur leur transfert en prison et présentons nos excuses", écrit le site.
Les autorités ont démenti le transfert en prison de Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, principales figures de l'opposition réformatrice depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en 2009, qui se trouvent en résidence surveillée et à l'isolement à leur domicile depuis la mi-février.
Mardi, le procureur général de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, a de nouveau démenti l'emprisonnement des deux leaders, annoncé par leurs sites internet qui citaient leurs proches.
"Les médias doivent faire attention à ce que dit le parquet. Cette information (l'emprisonnement, ndlr) est totalement fausse et ils se trouvent à leur domicile", a-t-il déclaré à l'agence Fars.
Le 2 mars, M. Dolatabadi avait déjà affirmé que "les rumeurs sur le transfert en prison de Karoubi et Moussavi sont totalement fausses", et démenti qu'ils soient en résidence surveillée.
Les contacts de M. Moussavi, ancien Premier ministre, et de son épouse avec le monde extérieur "sont totalement coupés et ils n'ont pas la possibilité de quitter leur domicile, ce qui signifie qu'ils sont emprisonnés à leur domicile", a toutefois maintenu Kaleme mardi.
Pour sa part, le site Sahamnews.org de M. Karoubi a affirmé, citant un membre de sa famille, ne disposer d'aucune "information nouvelle sur M. Karoubi et sa femme. Nous croyons qu'ils ont été transférés à un endroit inconnu".
Les sites d'opposition avaient affirmé que MM. Moussavi et Karoubi, ancien chef du Parlement, et leurs épouses avaient été transférés en prison.
Le procureur général Gholamhossein Mohseni Ejeie avait affirmé la semaine dernière que les deux opposants étaient "à leur domicile", reconnaissant que "des restrictions leur avaient été imposées dans leurs contacts".
Désormais qualifiés officiellement de "traîtres" et de "contre-révolutionnaires", MM. Moussavi et Karoubi ont été placés en résidence surveillée après un appel à une reprise des manifestations antigouvernementales -interdites par le pouvoir- qui avaient cessé depuis un an.
Une manifestation réunissant des milliers de personnes avait eu lieu le 14 février faisant deux morts, un nombre indéterminé de blessés et de nombreuses arrestations. D'autres rassemblements de moindre importance ont été organisés le 20 février et le 1er mars, en dépit d'une présence massive de la police.
Malgré un appel des sites d'opposition à une manifestation le 8 mars à l'occasion de la journée internationale de la Femme pour demander la libération de MM. Moussavi et Karoubi et de leurs épouses, aucune information n'a été rapportée sur d'éventuels rassemblements à Téhéran où les forces de l'ordre ont été déployées en nombre.


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