Interrogé lors d'une audition devant la commission de la Défense du Sénat sur les capacités aériennes des forces loyales au colonel Mouammar kadhafi, le général Amos a affirmé qu'elles étaient "modestes", la principale menace étant selon lui constituée par les hélicoptères d'attaque.
"Ils ont des défenses anti-aériennes, je connais mal leurs capacités mais ils en ont", a ajouté le général Amos, lui-même ancien aviateur du corps des Marines.
Le sénateur John McCain, principal membre républicain de la commission et fervent partisan d'une zone d'exclusion aérienne, a précisé qu'il s'agissait d'anciens systèmes anti-aériens remontant à l'époque de l'Union soviétique et que "les moyens aériens (libyens) sont concentrés sur quatre bases aériennes autour de Tripoli" et disposaient donc d'un rayon d'action limité autour de la capitale libyenne.
Au-delà de l'aviation, les forces au sol du colonel Kadhafi contribuent à créer un "environnement très complexe", a relativisé le général Amos.
Les Etats-Unis disposent actuellement en Méditerranée d'un groupe amphibie constitué de deux navires, dont un porte-hélicoptères transport de chalands de débarquement. Quelque 1.200 Marines se trouvent à leur bord.
Le porte-avions Enterprise, avec près de 80 avions et hélicoptères à son bord, se trouve pour sa part en mer Rouge et n'a pas reçu d'ordre pour rejoindre la Méditerranée, selon le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Gary Roughead.
Depuis le début de l'insurrection contre le régime libyen, l'administration américaine mêle fermeté et prudence, le président Barack Obama renâclant à s'engager sur la voie d'une action armée.

