Israël a choisi de ne pas envoyer de délégation à Bruxelles, où les négociateurs palestiniens rencontraient mercredi des représentants du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, UE et Russie) en vue de relancer le processus de paix.
"Les Palestiniens ne veulent pas entamer de négociations sérieuses, et c'est pourquoi nous devons examiner l'idée d'un arrangement provisoire à long terme", a déclaré une source haut placée au bureau du Premier ministre au quotidien Israel Hayom, considéré comme proche de M. Netanyahu.
"Compte tenu de l'instabilité dans la région, la seule possibilité est de trouver un arrangement provisoire, à condition que ce soit à long terme, et c'est ce que nous examinons actuellement", a-t-il ajouté, en référence aux mouvements de révolte populaire qui secouent le monde arabe.
Ce plan prévoirait l'instauration d'un Etat palestinien dans des frontières provisoires, ainsi que la poursuite des discussions sur les principaux points d'un accord final, précise le quotidien Haaretz.
Ces fuites interviennent le jour de la rencontre prévue par le Quartette pour relancer les négociations de paix, au point mort depuis septembre parce que les Palestiniens exigent au préalable un moratoire sur la colonisation, que M. Netanyahu refuse.
Le Premier ministre a renoncé à envoyer son chef négociateur Yitzhak Molcho à la réunion à Bruxelles parce qu'il n'était pas prévu de discussions directes avec la délégation palestinienne, selon Haaretz.
Le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Michael Mann, a confirmé mercredi qu'une réunion a eu lieu à Bruxelles à huis clos entre des représentants du Quartette et des négociateurs palestiniens, et qu'il était prévu de "rencontrer les négociateurs israéliens la semaine prochaine".
La délégation palestinienne était conduite par le négociateur en chef palestinien Saeb Erakat.
"Le Quartette accorde beaucoup d'attention aux points de vues des parties concernées sur la façon de reprendre les négociations sur tous les sujets clé, y compris les frontières et la sécurité", a-t-il précisé.

