"Nous avons appris l’approbation d’un nouveau projet de construction à Jérusalem-Est, dans la colonie de Ma’ale ha-Zeitim" et la France appelle "les autorités compétentes à ne pas le mettre en oeuvre", a affirmé lors d'un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.
Ce dernier "constituerait un obstacle supplémentaire sur la voie d’un règlement de paix juste et durable, dans lequel Jérusalem est appelée à devenir la capitale des deux États, Israël et le futur État de Palestine".
"La position de la France et de l’Union européenne sur l’illégalité des colonies au regard du droit international, tant en Cisjordanie qu’à Jérusalem-Est, est connue. C’est la raison pour laquelle nous avons voté au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution condamnant la colonisation", a rappelé Bernard Valero.
"La communauté internationale doit se mobiliser plus que jamais en faveur de la relance du processus de paix", a ajouté M. Valero, alors qu'il lui était demandé si la France acceptait la création d'un Etat palestinien avec des frontières provisoires.
"La France est pleinement engagée en faveur de l'obtention, d'ici septembre 2011, d'un accord-cadre en vue de la création d'un État palestinien viable et souverain", a rappelé le porte-parole.
Depuis la conquête de Jérusalem-Est en 1967, Israël y a construit une douzaine de quartiers de colonisation, où vivent plus de 200.000 Israéliens, aux côtés de 270.000 Palestiniens, et a proclamé l'ensemble de la ville sa capitale "éternelle et indivisible".
Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, qui considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé, alors que les Palestiniens veulent en faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.


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