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Sanctions: l'UE étudie le gel d'avoirs d'entités libyennes

L'Union européenne étudie le gel des avoirs de sociétés libyennes liées au régime de Mouammar Kadhafi, en plus des sanctions déjà décidées lundi visant des personnes, ont indiqué mardi des diplomates européens à l'AFP.
"Nous sommes en train d'étudier la question" à l'échelle européenne, a indiqué un diplomate européen.
Plusieurs pays y sont favorables, comme la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne ou l'Italie, dont de très nombreuses entreprises comptent dans leur capital des participations libyennes, a souligné un autre diplomate sous couvert d'anonymat.
"Les Italiens notamment redoutent que les Libyens se mettent à brader leurs participations afin d'accéder à de l'argent frais", a-t-il expliqué.
En Grande-Bretagne, où le gouvernement avait décrété dès dimanche le gel des avoirs du dirigeant libyen, de sa famille "et de ceux qui agissent en leur nom ou sous leur direction", le groupe Pearson, numéro un mondial de l'édition scolaire et éditeur du Financial Times, a annoncé que ses actions détenues par la Libye étaient soumises à ce gel.
La Libyan Investment Authority (LIA) possède environ 3,27% des actions du groupe britannique, pour une valeur de plus de 300 millions d'euros, et d'après les "conseils juridiques" pris par Pearson les participations de ce fonds souverain tombent sous le coup des sanctions.
Un premier train de sanctions a été décidé lundi par l'UE, concernant un embargo sur les armes, un embargo sur les ventes de matériel pouvant servir à des fins de répression, ainsi que des gels d'avoirs et des interdictions de visa contre Mouammar Kadhafi et 25 proches. Il devrait être publié jeudi au Journal Officiel de l'UE.
Ces nouvelles sanctions devraient entrer en vigueur assez vite. Mais s'il est probable que les 27 puissent se mettre rapidement d'accord sur leur principe, l'élaboration d'une liste d'entités visées risque de prendre un peu de temps, selon un diplomate.
Mardi, le ministre français des Affaires européennes Laurent Wauquiez a souhaité que la France appuie une initiative européenne qui "permette vraiment de contrôler tous les circuits d'alimentation financiers qui pourraient nourrir la guerre en Libye".
"Il faut couper le robinet en s'assurant d'abord que l'argent du pétrole ne va pas à Kadhafi et, deuxièmement, faire en sorte qu'il ne puisse pas vendre des avoirs, et notamment des stock-options qui lui permettent ensuite de se payer une armée de mercenaires", a précisé le ministre français.
La veille, le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle avait proposé de "geler tout paiement à la Libye pendant 60 jours".
L'Union européenne étudie le gel des avoirs de sociétés libyennes liées au régime de Mouammar Kadhafi, en plus des sanctions déjà décidées lundi visant des personnes, ont indiqué mardi des diplomates européens à l'AFP."Nous sommes en train d'étudier la question" à l'échelle européenne, a indiqué un diplomate européen.Plusieurs pays y sont favorables, comme la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne ou l'Italie, dont de très nombreuses entreprises comptent dans leur capital des participations libyennes, a souligné un autre diplomate sous couvert d'anonymat."Les Italiens notamment redoutent que les Libyens se mettent à brader leurs participations afin d'accéder à de l'argent frais", a-t-il expliqué.En Grande-Bretagne, où le gouvernement avait décrété dès dimanche le gel des avoirs du dirigeant ...