Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Irak: l'ayatollah Sistani veut la fin des privilèges des hommes politiques

Le guide spirituel de la communauté chiite, le Grand Ayatollah Ali Sistani, a exigé samedi la suppression des avantages que se sont octroyés les hommes politiques irakiens, au lendemain des manifestations de colère qui ont fait quinze morts.
"Avant tout, je demande que soient annulés les privilèges inacceptables que se sont consentis les anciens et nouveaux députés, les conseillers provinciaux et les hauts responsables", a affirmé l'ayatollah dans un communiqué publié par son bureau.
Le salaire mensuel d'un député ou d'un ministre est de 11.000 dollars, celui du Premier ministre, du chef du Parlement et du président de la République est de 30.000 dollars. En plus, ce personnel politique bénéficie d'une retraite égale à 80% du salaire.
Ils ont déjà accepté une baisse de ces rémunérations de 10 à 20% mais le gouvernement vient de présenter un projet de loi visant à les réduire de 50%.
"Je demande aussi d'éviter de créer des postes gouvernementaux inutiles coûteux pour le pays (...) et d'annuler les portefeuilles superflus", a-t-il ajouté.
Pour des raisons d'équilibres politiques, l'actuel gouvernement est le plus pléthorique de l'histoire de l'Irak avec 47 ministères, dont six secrétaires d'Etat sans portefeuille.
"J'appelle le Parlement et le gouvernement irakiens à agir efficacement pour améliorer les services publics, notamment l'électricité et la distribution des rations alimentaires, pour créer des emplois et lutter contre la corruption qui gangrène les institutions", a insisté le religieux de 80 ans, qui jouit d'une influence considérable parmi les chiites irakiens, la plus importante communauté du pays.
Cette mise au point extrêmement sévère intervient après des manifestations de plusieurs milliers de personnes dans 18 villes du pays, à l'instar des mouvements de révolte qui se déroulent dans plusieurs pays arabes.
Le gouvernement a été convoqué dimanche pour une réunion exceptionnelle visant à établir urgemment un plan pour activer le travail des ministres et gouverneurs sur les services publics, dont l'absence est dénoncée par les manifestants, a affirmé samedi le porte-parole Ali al-Dabbagh, cité par la télévision publique.
Samedi, une personne a été tuée et sept autres blessées par balle alors que 13 autres ont été arrêtées lors d'une manifestation à Qoubaissa, à 170 km à l'ouest de Bagdad, a indiqué la police. Les manifestants réclament une amélioration des conditions de vie.
Cela porte à 20 manifestants et un policier le nombre des tués depuis le début de la contestation il y a trois semaines.
Les autorités ont autorisé samedi à nouveau la circulation automobile à Bagdad mais un couvre-feu total était maintenu à Mossoul (nord) et la province d'Anbar (ouest).
Par ailleurs, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW), basée à New York, a demandé aux autorités irakiennes "l'ouverture d'une enquête indépendante sur la cause des morts durant les manifestations et sur l'utilisation de la force de manière illégale par les forces de sécurité".
Le guide spirituel de la communauté chiite, le Grand Ayatollah Ali Sistani, a exigé samedi la suppression des avantages que se sont octroyés les hommes politiques irakiens, au lendemain des manifestations de colère qui ont fait quinze morts."Avant tout, je demande que soient annulés les privilèges inacceptables que se sont consentis les anciens et nouveaux députés, les conseillers provinciaux et les hauts responsables", a affirmé l'ayatollah dans un communiqué publié par son bureau.Le salaire mensuel d'un député ou d'un ministre est de 11.000 dollars, celui du Premier ministre, du chef du Parlement et du président de la République est de 30.000 dollars. En plus, ce personnel politique bénéficie d'une retraite égale à 80% du salaire.Ils ont déjà accepté une baisse de ces rémunérations de 10 à 20% mais le...