"Plus de 35 morts, peut-être même 50" ont péri lors des affrontements qui ont éclaté ces trois à quatre derniers jours, a déclaré lors d'un entretien téléphonique Ali Zeidan depuis l'Allemagne, en assurant être en contact permanent avec des sources sur place, par courriel ou téléphonie par internet.
"A Zawiyah, les civils et des officiers ayant quitté l'armée contrôlent la ville", a-t-il affirmé en assurant avoir obtenu ses dernières informations "à 11H00 ce matin". Selon lui, "les combats ont cessé mais pourraient reprendre".
Dans la capitale Tripoli, "la situation est calme dans la plupart de la ville, mais je ne suis pas certain que cela dure après la prière" du vendredi, a-t-il ajouté.
Selon l'agence officielle Jana, des "terroristes" ont égorgé plusieurs soldats à Zawiyah, alors que selon le journal libyen Quryna basé à Benghazi 23 personnes ont été tuées et plus de 44 blessées dans l'assaut des forces de sécurité contre la ville.
Selon Ali al-Mokhtar al-Gasmi, un responsable du Croissant Rouge à Benghazi, épicentre de la contestation à 1.000 km à l'est de Tripoli, "des combats à l'arme lourde ont lieu à Zawiyah, il y a des combats entre l'armée régulière et les manifestants qui ont réussi à s'armer" et "il y a de très nombreuses victimes y compris parmi les civils".
A Benghazi, "on a eu environ 250 morts et de très nombreux blessés depuis le début" des combats, a-t-il précisé.
Selon la Fédération internationale des ligues de droits de l'homme (FIDH), les violences liées au soulèvement contre le régime libyen de Mouammar Kadhafi ont fait au moins 640 morts, dont 275 à Tripoli et 230 à Benghazi, soit plus du double que le bilan officiel de 300 morts.

