Sur la place Verte, au centre de Tripoli, lieu de rassemblement des partisans du colonel Kadhafi depuis le début de la contestation le 15 février, quelques dizaines de voitures tournaient en klaxonnant sous une pluie battante.
Mardi soir, dans un discours télévisé, Kadhafi a appelé ses partisans à se mobiliser.
Des manifestants brandissaient des drapeaux verts ainsi que des portraits du "Guide", certains partisans étant juchés sur le toit des voitures.
Une large banderole a été déployée et proclame "le pouvoir du peuple ou la mort", en référence à la "Jamahiriya", un "Etat des masses" qui gouvernent par le biais de comités populaires élus instauré par le colonel Kadhafi en 1977, huit ans après son arrivée au pouvoir.
Les forces de l'ordre sont présentes en petit nombre sur la place, avec deux ou trois voitures de police et quelques hommes en civils armés de Kalachnikov.
Dans le reste de la ville, la plupart des commerces étaient fermés mais de longues files d'attente s'étaient formées devant les boulangeries et les stations d'essence.
La police et l'armée, déployées la veille dans le quartier résidentiel de Gargarech, qui est également le quartier des ambassades, en étaient absentes mercredi matin.
Dans un discours télévisé enflammé de plus d'une heure mardi, le colonel Kadhafi avait appelé la police et l'armée à reprendre la situation en main et assuré que tout manifestant armé méritait la "peine de mort", promettant de se battre "jusqu'à la dernière goutte" de son sang.
"Rendez vos armes immédiatement, sinon il y aura des boucheries", a-t-il lancé.
Les violences ont fait 300 morts en une semaine, ont indiqué mardi les autorités libyennes.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine