Des responsables ont refusé de commenter les informations selon lesquelles Raymond Davies était employé par les renseignements américains.
Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine, a souligné à nouveau que l'immunité diplomatique devait lui être accordée, au motif que son statut de diplomate avait été reconnu à son arrivée au Pakistan.
Le 27 janvier à Lahore (est), M. Davis, décrit par Washington comme un "conseiller administratif et technique" de son ambassade, a tué par balles deux hommes depuis l'intérieur de sa voiture.
Selon Washington, il aurait agi en situation de légitime défense, tandis que la police locale l'accuse de "double meurtre commis de sang-froid".
"Nous restons inquiets à son sujet. Notre message au Pakistan demeure qu'il doit être libéré le plus tôt possible", a dit M. Crowley lundi.
Les autorités pakistanaises ont indiqué à Washington que l'accusé était détenu "dans l'endroit le plus sûr possible à Lahore".
"Il est évident que nous tenons le gouvernement du Pakistan pleinement responsable de sa sécurité", a ajouté M. Crowley.
A Islamabad, un responsable des renseignements pakistanais (ISI) a affirmé à l'AFP que M. Davis travaillait "sans l'ombre d'un doute" pour la CIA.
Le New York Times assure qu'il était impliqué dans la traque d'extrémistes islamistes présents dans l'est du Pakistan, tels que ceux de Lashkar-e-Taiba.
L'affaire soumet le gouvernement pakistanais à de très fortes tensions, tiraillé entre son alliance stratégique avec les Etats-Unis contre l'islamisme violent et le sentiment anti-américain généralisé dans le pays.

