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L'ex-président Ravalomanana "n'a pas sa place" à Madagascar (responsable)

L'ancien président malgache Marc Ravalomanana, exilé depuis deux ans en Afrique du Sud et empêché de rentrer ce samedi dans son pays, "n'a pas sa place" à Madagascar pour le moment, a estimé un responsable du régime de transition.
Marc Ravalomanana "n'a pas sa place ici", a déclaré à l'AFP Alain Ramaroson, président de la Commission sécurité et défense du Conseil supérieur de la transition (sénat), et proche du dirigeant actuel Andry Rajoelina.
"Les plaies ne sont pas encore refermées, il vaut mieux qu'il reste assez loin", a estimé M. Ramaroson.
L'ex-président Ravalomanana s'est vu refuser samedi l'embarquement à l'aéroport de Johannesburg après intervention de l'autorité de l'aviation civile malgache, et n'a pu rentrer à Antananarivo après deux ans d'exil, comme il l'avait annoncé.
"Il s'attendait à cette interdiction", a affirmé M. Ramaroson, dénonçant une nouvelle fois le "coup de bluff" du président déchu.
Le président du sénat a par ailleurs contesté l'ampleur de la mobilisation des partisans de M. Ravalomanana, venus en vain par milliers ce samedi à l'aéroport d'Antananarivo pour accueillir leur héros.
"Si M. Ravalomanana était si populaire, les gens auraient vraiment rempli les rues", a-t-il estimé, affirmant que beaucoup d'entre eux "avaient été payés pour venir", tout en se félicitant que ce rassemblement n'ait donné lieu à aucun affrontement.
"On avait pris toutes les mesures de sécurité nécessaires", a expliqué à ce propos M. Ramaroson.
Marc Ravalomanana avait annoncé jeudi son retour au pays pour ce samedi dans la perspective d'amorcer un dialogue pour "restaurer la démocratie" au travers de nouvelles élections.
Le régime d'Andry Rajoelina avait estimé qu'il s'agissait d'un "grand coup de bluff" et avait prévenu qu'il l'arrêterait immédiatement s'il persistait à rentrer.
Confronté à une vive contestation populaire en 2009, l'ex-président avait été contraint de remettre ses pouvoirs à un directoire militaire qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, son principal opposant, aujourd'hui toujours au pouvoir à la tête d'une Haute autorité de transition.
M. Ravalomanana a été condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité en août 2010 pour la mort d’une trentaine de manifestants devant le palais présidentiel le 7 février 2009.
L'ancien président malgache Marc Ravalomanana, exilé depuis deux ans en Afrique du Sud et empêché de rentrer ce samedi dans son pays, "n'a pas sa place" à Madagascar pour le moment, a estimé un responsable du régime de transition.Marc Ravalomanana "n'a pas sa place ici", a déclaré à l'AFP Alain Ramaroson, président de la Commission sécurité et défense du Conseil supérieur de la transition (sénat), et proche du dirigeant actuel Andry Rajoelina."Les plaies ne sont pas encore refermées, il vaut mieux qu'il reste assez loin", a estimé M. Ramaroson.L'ex-président Ravalomanana s'est vu refuser samedi l'embarquement à l'aéroport de Johannesburg après intervention de l'autorité de l'aviation civile malgache, et n'a pu rentrer à Antananarivo après deux ans d'exil, comme il l'avait annoncé."Il s'attendait à cette...