"Je condamne la violence en Libye", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, qui a fait état en Libye "de tirs à l'arme lourde et d'une unité de tireurs embusqués" visant les manifestants.
M. Hague a demandé aux autorités libyennes de "cesser de recourir à la force et d'empêcher l'armée d'affronter les manifestants", affirmant avoir reçu "des informations selon lesquelles 35 corps ont été amenés dans un seul hôpital".
Il a aussi regretté que "l'accès des médias" soit "sérieusement limité" dans le pays. "L'absence de caméras de télévision ne signifie pas que l'attention du monde ne devrait pas se concentrer sur les actions du gouvernement libyen".
Dans ce même communiqué, le gouvernement britannique s'est en outre dit "profondément inquiet sur les informations qu'il a reçues dans la nuit (de vendredi à samedi) sur la violence inacceptable utilisée contre les manifestants en Libye, à Bahreïn et au Yémen, et sur le nombre de morts parmi les manifestants".
"Les gouvernements doivent répondre aux aspirations légitimes de leur peuple plutôt que de recourir à la force et doivent respecter le droit de manifester pacifiquement", a estimé M. Hague.
Concernant Bahreïn, il a "exhorté les autorités à tendre la main aux manifestants et à poursuivre les personnes responsables des morts".
En Libye, les forces de sécurité gouvernementales ont tué au moins 84 personnes depuis le début, mardi, des manifestations contre le régime du colonel Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 1969, selon l'organisation Human Rights Watch.
Un mouvement de contestation souffle dans plusieurs pays de la région, notamment en Libye, à Bahreïn et au Yémen, après le départ forcé des président tunisien Zine El Abidine et égyptien Hosni Moubarak, les 14 janvier et 11 février. Les régimes visés réagissent par la force pour tenter d'étouffer la révolte.

