Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

L'Europe du sud veut plus de moyens pour les pays arabes

Plusieurs pays du sud de l'UE demandent une refonte de la politique d'aide européenne aux pays d'Afrique du nord et du Moyen Orient à la lumière des bouleversements en cours, afin de la conditionner davantage aux droits de l'Homme et de renforcer les moyens disponibles.
Six pays riverains de la Méditerranée, la France, l'Espagne, la Grèce, Chypre, Malte et la Slovénie, ont publié des propositions visant à "renforcer le volet méditerranéen de la politique européenne de voisinage" de l'Union européenne, destinée à aider les pays situés à l'Est et au Sud de ses frontières.
Le texte, diffusé vendredi, a été préparé dans la perspective d'une réunion lundi des ministres européens des Affaires étrangères.
"Il convient de prévoir une plus grande différenciation des partenariats et donc des allocations entre les pays, fondée sur les attentes mais aussi les avancées des Etats partenaires dans le sens des valeurs de l'UE", souligne-t-il.
Les six pays plaident aussi pour "renforcer les moyens" de cette politique de voisinage "notamment vis-à-vis du Sud", la priorité du moment.
Ils estiment que les disparités existant aujourd'hui "sont difficilement justifiables et soutenables", en relevant que l'UE verse aujourd'hui 1,8 euro par an et par habitant à l'Egypte, 7 euros à la Tunisie et 25 euros à la Moldavie.
Un diplomate d'un des pays concernés a réfuté l'idée selon laquelle l'intention serait de réorienter l'aide européenne vers les pays du Sud au détriment de celle en faveur des pays de l'ex-URSS.
Mais cette crainte est bien présente parmi les pays d'Europe de l'Est, qui s'inquiètent pour le Partenariat oriental, lancé par l'Union européenne en mai 2009 à pour renforcer les relations avec six pays de l'ex-URSS (Ukraine, Moldavie, Bélarus, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie).
"Nous voulions à l'origine obtenir une augmentation des fonds prévus dans le cadre du Partenariat oriental, mais à présent si nous parvenons à maintenir les montants inchangés ce sera déjà bien", dit un diplomate d'un pays d'Europe de l'Est.
L'Italie, surtout inquiète pour sa part d'un afflux d'immigrants vers ses côtes, a proposé en parallèle un "plan Marshall" européen pour "le développement et la stabilité" de la Méditerranée.
Dans une tribune publiée vendredi dans le Financial Times, son chef de la diplomatie Franco Frattini demande davantage de ressources pour le Sud et plus de contrôle du respect des droits de l'Homme dans les pays qui en bénéficient.
"L'Europe doit agir vite, sinon cet arc de crise va conduire à plus d'immigration, de terrorisme et de radicalisme islamique", a estimé M. Frattini.
Plusieurs pays du sud de l'UE demandent une refonte de la politique d'aide européenne aux pays d'Afrique du nord et du Moyen Orient à la lumière des bouleversements en cours, afin de la conditionner davantage aux droits de l'Homme et de renforcer les moyens disponibles.Six pays riverains de la Méditerranée, la France, l'Espagne, la Grèce, Chypre, Malte et la Slovénie, ont publié des propositions visant à "renforcer le volet méditerranéen de la politique européenne de voisinage" de l'Union européenne, destinée à aider les pays situés à l'Est et au Sud de ses frontières.Le texte, diffusé vendredi, a été préparé dans la perspective d'une réunion lundi des ministres européens des Affaires étrangères."Il convient de prévoir une plus grande différenciation des partenariats et donc des allocations entre les pays,...