La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton s'est déclarée dans un communiqué "très préoccupée par les événements qui se sont produits dans la nuit de mercredi à jeudi" à Manama.
"Elle déplore les morts et les violences et demande aux autorités bahreïnies de respecter et de protéger les droits fondamentaux de leurs citoyens, y compris le droit à se rassembler pacifiquement", ajoute le communiqué de sa porte-parole.
Quatre personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans l'assaut donné par les forces de sécurité bahreïnies dans la nuit de mercredi à jeudi contre des manifestants qui campaient dans le centre de Manama.
"Les préoccupations exprimées pacifiquement par les gens doivent être traitées par le dialogue", a-t-elle affirmé.
De son côté, le président du Parlement européen Jerzy Buzek a exhorté les autorités de Bahreïn à "écouter la population". Il a "condamné sévèrement" la répression des manifestants à Manama. "Un tel acte ne peut jamais être justifié", a-t-il dit.
"Aucun pays ne peut prospérer à long terme en tournant le dos à ses citoyens et en s'en prenant à la société civile", a ajouté M. Buzek, estimant que les réformes engagées à ce jour par le pouvoir "doivent progresser beaucoup plus vite".
Concernant le Yémen, Mme Ashton s'est dite "très préoccupée" par les événements à Aden mercredi et a appelé toutes les parties "au calme et à la retenue".
Elle a dans le même temps demandé aux autorités de "répondre par la dialogue à l'expression pacifique des préoccupations de la population", dans un communiqué séparé. "Un véritable dialogue, ouvert, est le seul moyen d'aller de l'avant pour faire des progrès en matière de réformes politiques, économiques et sociales", a-t-elle ajouté.
Plus de 25 Yéménites ont été blessés dans de nouveaux affrontements jeudi à Sanaa entre des étudiants et des partisans du pouvoir, alors que l'armée s'est déployée en force à Aden, autre foyer de contestation, au lendemain de manifestations d'une rare violence dans cette ville.
Les heurts entre les jeunes et les partisans du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 1978, se produisent quotidiennement depuis cinq jours.
Mercredi, au moins dix étudiants ont été blessés lors d'affrontements, alors que les manifestants tentaient de marcher vers le palais présidentiel.


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