L'armée israélienne a confirmé dans un communiqué avoir ouvert le feu sur un groupe de Palestiniens "qui s'approchaient de la barrière de sécurité dans le nord de la bande de Gaza pour tenter d'y poser des engins explosifs", touchant trois d'entre eux.
Les trois hommes ont trouvé la mort au nord de la ville de Beit Lahiya, près du terminal frontalier d'Erez, a indiqué le porte-parole des services de santé dans le territoire palestinien, Adham Abou Selmiya.
"Nous avons découvert les corps de trois Palestiniens qui ont été tués pendant des affrontements vers 03h00 du matin (01h00 GMT)", a déclaré le porte-parole à l'AFP.
Dans son communiqué, l'armée israélienne affirme que "la présence de civils palestiniens est utilisée par des organisations terroristes pour couvrir leurs activités, y compris la pose d'engins explosifs, la préparation d'attaques terroristes et des tentatives d'enlever des soldats israéliens".
"Pour cette raison, l'armée israélienne ne permet à personne d'être présent dans cette zone", selon le texte, ajoutant tenir le mouvement palestinien Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, pour responsable de toute attaque lancée à partir du territoire palestinien.
Les incidents sont fréquents le long de la frontière, où l'armée israélienne a officiellement décrété en 2008 une zone de 300 mètres de large interdite d'accès à la population palestinienne. Mais selon l'ONU et des ONG, elle a depuis élargi de facto cette zone à l'intérieur de la bande de Gaza.
Le Hamas a renouvelé en janvier ses consignes à ses forces de sécurité de faire respecter aux groupes armés une trêve de fait avec Israël en empêchant les tirs à partir de la bande de Gaza.
L'objectif est d'éviter une nouvelle épreuve de force avec Israël, deux ans après l'offensive israélienne "Plomb durci" qui avait fait 1.400 morts palestiniens en décembre-janvier 2008-2009.

