Aucun des quinze membres du Conseil n'a rejeté la proposition faite mardi par l'ambassadeur russe Vitali Tchourkine, mais plusieurs ont indiqué que la décision reviendrait à leur gouvernement en raison de la sensibilité d'une telle mission.
M. Tchourkine avait proposé mardi que le Conseil de sécurité se rende au Moyen-Orient pour tenter de lever l'impasse au processus de paix et évaluer les troubles en Egypte et dans les autres pays de la région.
Les quinze ambassadeurs devraient se rendre à Gaza, en Israël, en Syrie, en Egypte et au Liban, avait indiqué M. Tchourkine.
L'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, a souligné qu'aucun accord n'avait été conclu. "Un certain nombre de délégations, y compris la nôtre, a posé une série de questions importantes, telle que qu'est-ce qu'une telle initiative devrait accomplir? Pourquoi maintenant? Pourquoi cet itinéraire?".
"Et aurait-elle en fait l'intention affichée de contribuer à une paix et une stabilité plus grandes dans la région en ce moment très fragile?", a-t-elle ajouté.
"Je peux vous assurer que de nombreux membres du Conseil, y compris nous, ont été très clairs sur le fait qu'il s'agit de quelque chose que nous devons étudier très, très soigneusement et que nous devons consulter nos capitales".
L'ambassadeur britannique Mark Lyall Grant a aussi indiqué que beaucoup de délégations avaient des interrogations. "En principe, nous sommes favorables à une visite au Moyen-Orient mais un certain nombre de questions ont été soulevées et elles doivent être clarifiées avant que nous puissions prendre une décision", a-t-il ajouté.

