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L'Ouganda est mûr pour un soulèvement à l'égyptienne (opposant)

"L'oppression et le découragement" engendrés par le régime du président ougandais Yoweri Museveni ont créé les conditions d'un possible soulèvement populaire semblable à celui d'Egypte, a déclaré mercredi à l'AFP le principal candidat de l'opposition Kizza Besigye. "Je ne peux pas vous dire combien d'Ougandais suivent les événements internationaux, en Egypte ou ailleurs, mais ils n'ont pas besoin de le faire car les conditions sont les mêmes en Ouganda", a déclaré M. Besigye, 54 ans. Ce dernier affrontera le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, pour la troisième fois lors de l'élection présidentielle du 18 février. Kizza Besigye avait été battu en 2001 et 2006 lors d'élections marquées par des fraudes et des mesures d'intimidation de l'opposition, selon des observateurs internationaux et des organisations de défense des droits de l'homme. Régulièrement accusé de multiplier les prédictions alarmistes sur les risques de violences dans son pays, l'ancien médecin particulier de M. Museveni, en rupture de ban depuis 1999, affirme que les soulèvements populaires en Afrique du Nord (Tunisie, Egypte) démontrent que des populations désespérées peuvent se révolter sans y être incitées par la classe politique. "Le gouvernement devrait comprendre que ce n'est pas l'opposition qui provoquerait des violences ou des manifestations. C'est le gouvernement qui a créé ces conditions d'oppression et de découragement, cet état de frustration, le chômage, qui peuvent mener à la violence", a-t-il assuré. M. Besigye avait rejoint en 1982 la rébellion qui a porté Museveni au pouvoir en 1986. Médecin personnel de Museveni jusqu'en 1986, il a occupé ensuite plusieurs postes ministériels puis de hautes responsabilités dans l'armée ougandaise avant d'être écarté par le régime en 1999 après avoir publié une lettre critique du bilan des treize premières années au pouvoir de M. Museveni. Des centaines de milliers d'Egyptiens ont appelé mardi une nouvelle fois au départ du président Hosni Moubarak, lors des plus importantes manifestations depuis le début du mouvement, le 25 janvier.
"L'oppression et le découragement" engendrés par le régime du président ougandais Yoweri Museveni ont créé les conditions d'un possible soulèvement populaire semblable à celui d'Egypte, a déclaré mercredi à l'AFP le principal candidat de l'opposition Kizza Besigye. "Je ne peux pas vous dire combien d'Ougandais suivent les événements internationaux, en Egypte ou ailleurs, mais ils n'ont pas besoin de le faire car les conditions sont les mêmes en Ouganda", a déclaré M. Besigye, 54 ans. Ce dernier affrontera le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, pour la troisième fois lors de l'élection présidentielle du 18 février. Kizza Besigye avait été battu en 2001 et 2006 lors d'élections marquées par des fraudes et des mesures d'intimidation de l'opposition, selon des observateurs internationaux et des organisations...