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Tunisie: après l'Assemblée nationale, le Sénat appelé à se saborder

Le Sénat tunisien (Chambre des conseillers) a commencé mercredi matin à Tunis à débattre d'une loi permettant au président par intérim de gouverner par décrets-loi, a constaté une journaliste de l'AFP. En présentant ce texte, voté à l'Assemblée nationale lundi, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi, a demandé aux sénateurs de l'approuver "pour permettre au gouvernement de travailler" et exhorté la population à la patience. "Nous sommes soumis à des pressions sociales à cause des revendications du peuple pour l'amélioration de sa situation. Mais il faut prendre en considération le fait que l'Etat n'est pas encore en capacité pour le moment de répondre à toutes ces demandes. Nous n'avons pas de baguette magique", a plaidé le chef du gouvernement de transition. Cette loi doit permettre au président intérimaire, Foued Mebazaa, de prendre des décrets-loi concernant notamment l'amnistie générale, les textes internationaux relatifs aux droits de l'homme, l'organisation des partis politiques ainsi qu'une réforme du code électoral. Le quorum requis était atteint, avec 86 sénateurs présents, pour cet acte 2 du sabordage du parlement bicaméral hérité de l'ère du président Zine El Abidine Ben Ali. La Chambre des conseillers compte théoriquement 126 élus, mais lors des élections de 2005, l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) a refusé d'occuper les 14 sièges qui lui sont attribués en vertu du mode de désignation des sénateurs selon la constitution et la loi électorale. Il ne reste toutefois plus que 111 sénateurs après la démission le 25 janvier du président de la Chambre haute Abdallah Kallel, un proche l'ancien régime en résidence surveillée depuis lors. Un sénateur indépendant a profité de l'occasion pour interpeller le Premier ministre sur sa légitimé à la tête du gouvernement constitué après la chute du président Ben Ali le 14 janvier: "Vous ne pouvez pas être dans le gouvernement de la révolution. Ne me dites pas que nous n'étiez pas au courant de tout ce qui s'est passé" (sous Ben Ali), a lancé Ridha Mallouli à M. Ghannouchi qui fut pendant onze ans de suite le Premier ministre de l'ex-président.
Le Sénat tunisien (Chambre des conseillers) a commencé mercredi matin à Tunis à débattre d'une loi permettant au président par intérim de gouverner par décrets-loi, a constaté une journaliste de l'AFP. En présentant ce texte, voté à l'Assemblée nationale lundi, le Premier ministre Mohammed Ghannouchi, a demandé aux sénateurs de l'approuver "pour permettre au gouvernement de travailler" et exhorté la population à la patience. "Nous sommes soumis à des pressions sociales à cause des revendications du peuple pour l'amélioration de sa situation. Mais il faut prendre en considération le fait que l'Etat n'est pas encore en capacité pour le moment de répondre à toutes ces demandes. Nous n'avons pas de baguette magique", a plaidé le chef du gouvernement de transition. Cette loi doit permettre au président intérimaire,...