M. Mikati, chargé le 25 janvier de former un nouveau cabinet, "espère boucler ses consultations et former le gouvernement cette semaine", a indiqué à l'AFP le responsable sous couvert de l'anonymat.
"Le prochain gouvernement comprendra des représentants de la nouvelle majorité (dirigée par le Hezbollah), des centristes et des technocrates", a-t-il dit.
Le président du Parlement Nabih Berry, un allié du Hezbollah, a également affirmé mardi que le gouvernement allait "voir le jour cette semaine".
"Mais (...) certaines parties n'ont aucune volonté de participer au gouvernement", a-t-il indiqué à des journalistes au Qatar.
Le Hezbollah, soutenu par l'Iran et la Syrie, a fait tomber mi-janvier le gouvernement de Saad Hariri, appuyé par l'Occident, en raison du différend sur le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d'identifier et juger les responsables de l'assassinat de l'ex-Premier ministre, Rafic Hariri, père de Saad.
Le Hezbollah, qui accuse le tribunal d'être instrumentalisé par Israël et les Etats-Unis, s'attend à être mis en cause dans son acte d'accusation, et avait tenté, sans succès, que Saad Hariri le désavoue.
Le camp du Hezbollah étant désormais majoritaire au Parlement après le ralliement de partisans du leader druze Walid Joumblatt, des observateurs craignent que M. Mikati n'accepte, sous la pression, de mettre des bâtons dans les roues du TSL.
Des membres de la coalition de M. Hariri avaient indiqué que le maintien des liens entre le Liban et le TSL était une condition sine qua non d'une éventuelle participation au gouvernement, mais M. Mikati n'a voulu faire aucune promesse à ce sujet.
La réponse de M. Mikati aux demandes du camp Hariri "n'a pas changé depuis le début: il ne peut s'engager auprès d'aucune des parties sous peine de quoi il perdrait sa position de centriste", a indiqué le responsable proche de M. Mikati.

