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La Turquie n'interviendra pas dans une affaire de ventes illégales à l'Iran

La Turquie ne compte pas prendre de mesures contre les entreprises installées à Istanbul d'un homme d'affaires iranien inculpé aux Etats-Unis pour exportation illégale de matériaux sensibles vers l'Iran, a déclaré mardi le ministre du Commerce extérieur Zafer Caglayan.
"C'est la liste noire des Etats-Unis, pas la notre. Nous sommes liés par les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU" sur les sanctions contre l'Iran, a déclaré M. Caglayan à des journalistes.
La Turquie a déjà affirmé qu'elle appliquerait les sanctions contre l'Iran votées à l'ONU, mais pas les mesures supplémentaires décidées unilatéralement par les Etats-Unis et l'Union européenne.
"La Turquie a ses propres lois (...) Il est hors de question pour nous d'imposer des sanctions à ces entreprises ou d'interdire leurs activités en dehors du cadre défini par le droit turc", a-t-il poursuivi.
Ankara applique "rigoureusement" les résolutions de l'ONU, a indiqué M. Caglayan, ajoutant que son pays avait ses propres mécanismes de contrôle du commerce des matériaux utilisés dans l'armement et de ceux pouvant avoir un "double usage".
Un Iranien de 36 ans, Milad Jafari, a été inculpé aux Etats-Unis d'exportation illégale vers l'Iran de métaux spécialisés notamment utiles à la construction de missiles balistiques.
Le Trésor américain a parallèlement annoncé la semaine dernière avoir inscrit M. Jafari, six membres de sa famille et cinq sociétés commerciales en Turquie et en Iran sur la liste des "sanctions contre les entités aidant à la prolifération des armes de destruction massive et leurs soutiens".
Selon le Trésor, "M. Jafari gère un réseau de passation de marchés qui soutient directement le programme iranien de fabrication de missiles en procurant des métaux, dont des alliages d'acier ou d'aluminium, à des sociétés travaillant pour l'Organisation iranienne des industries aérospatiales" (AIO).
M. Caglayan a précisé que le problème concernait trois entreprises enregistrées à Istanbul, avec des actionnaires majoritaires iraniens et des partenaires turcs.
La Turquie ne compte pas prendre de mesures contre les entreprises installées à Istanbul d'un homme d'affaires iranien inculpé aux Etats-Unis pour exportation illégale de matériaux sensibles vers l'Iran, a déclaré mardi le ministre du Commerce extérieur Zafer Caglayan."C'est la liste noire des Etats-Unis, pas la notre. Nous sommes liés par les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU" sur les sanctions contre l'Iran, a déclaré M. Caglayan à des journalistes.La Turquie a déjà affirmé qu'elle appliquerait les sanctions contre l'Iran votées à l'ONU, mais pas les mesures supplémentaires décidées unilatéralement par les Etats-Unis et l'Union européenne."La Turquie a ses propres lois (...) Il est hors de question pour nous d'imposer des sanctions à ces entreprises ou d'interdire leurs activités en dehors du cadre...