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La Russie critique la position politique du chef de l'ONU sur l'Égypte

La Russie a critiqué vendredi les déclarations du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon demandant un changement en Egypte, estimant qu'il s'agissait d'ingérence politique.
L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, a estimé que certains commentaires de M. Ban équivalaient à agresser les dirigeants politiques en leur "enfonçant les doigts dans les yeux", a-t-il dit à des journalistes.
M. Ban, qui effectue une tournée en Europe, a parlé dans des termes fermes des troubles en Egypte dont le président Hosni Moubarak a rejeté les appels de l'opposition pour qu'il se retire.
Sans aller jusqu'à demander le départ de M. Moubarak, M. Ban a répété vendredi à Berlin qu'un "processus pour une transition pacifique et en bon ordre conduisant à des élections libres et honnêtes" devait commencer dès que possible.
"Une fois de plus j'invite avec force les autorités égyptiennes à écouter la voix du peuple et à commencer immédiatement un vrai changement", avait-il dit un peu plus tôt.
"J'ai été surpris par certaines de ces déclarations. Je crois que nous devrions revoir le rôle des échelons supérieurs du secrétariat" général de l'ONU, a déclaré l'ambassadeur russe aux journalistes, estimant que le rôle de l'ONU "n'inclut pas de donner des conseils politiques à un pays souverain avec lequel les Nations unies ont une relation très ancienne".
L'ambassadeur égyptien s'est lui aussi plaint au bureau de M. Ban à propos de son appel à une transition rapide en Egypte, ont indiqué des diplomates.
La mission égyptienne a refusé de commenter.
"Nous avons discuté les remarques avec la mission égyptienne mais en même temps nous maintenons ce qui a été dit", a déclaré de son côté Farhan Haq, un porte-parole de M. Ban.
Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas encore commenté les événements en Egypte et en Tunisie.
La Russie et la Chine, parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, sont opposées à toute action qui pourrait être assimilée à une ingérence dans les affaires intérieures d'un pays. Des diplomates d'autres pays ont justifié cette position en expliquant que les événements en Egypte ne constituaient pas encore une menace pour la paix et la sécurité internationales.
La Russie a critiqué vendredi les déclarations du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon demandant un changement en Egypte, estimant qu'il s'agissait d'ingérence politique.L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, a estimé que certains commentaires de M. Ban équivalaient à agresser les dirigeants politiques en leur "enfonçant les doigts dans les yeux", a-t-il dit à des journalistes.M. Ban, qui effectue une tournée en Europe, a parlé dans des termes fermes des troubles en Egypte dont le président Hosni Moubarak a rejeté les appels de l'opposition pour qu'il se retire.Sans aller jusqu'à demander le départ de M. Moubarak, M. Ban a répété vendredi à Berlin qu'un "processus pour une transition pacifique et en bon ordre conduisant à des élections libres et honnêtes" devait commencer dès que...