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Réfugiés: les Palestiniens pour le droit au retour sans "crise pour Israël"

Les négociateurs palestiniens ont réclamé la "reconnaissance du droit au retour des réfugiés" tout en assurant que cela ne "créerait pas une crise existentielle pour Israël" dans des documents officiels de juin 2010 obtenus vendredi par l'AFP.
"Ce sont les documents originaux qui ont été présentés officiellement à Israël et aux Etats-Unis", a précisé sous le couvert de l'anonymat le haut responsable palestinien qui les a communiqués à l'AFP.
Ces documents de travail --rédigés en arabe et en anglais et qui explicitent la position palestinienne-- ont également été transmis avant la reprise des pourparlers de paix le 2 septembre 2010 à Amr Moussa, secrétaire général de le Ligue arabe, et cheikh Hamed ben Jassem, président du comité de suivi arabe, a souligné la source.
Ils révèlent une position moins conciliante que celle mise en avant par la chaîne qatariote Al-Jazira, qui a affirmé, en s'appyant sur des dossiers internes palestiniens révélés par la chaîne dimanche, que les dirigeants de l'Autorité palestinienne étaient prêts à d'importantes concessions.
Selon Al-Jazira, les négociateurs étaient notamment prêts à accepter lors des discussions avec le précédent gouvernement israélien que seule une infime fraction des 5 millions de réfugiés de 1948 puisse rentrer.
"Les réfugiés palestiniens doivent pouvoir choisir comment appliquer leurs droits et normaliser leur statut", affirme un des documents dont l'AFP a eu copie, qui énumère les options: "retour en Israël, retour ou réinstallation dans un futur Etat palestinien, intégration dans les Etats hôtes ou réinstallation dans des Etats tiers".
La partie palestinienne s'engage néanmoins à ce que la reconnaissance de ces droits "n'aboutisse pas à une réécriture du jour au lendemain de la réalité socio-économique au Moyen-Orient" ni "à un rétablissement de la situation socio-économique au Moyen-Orient il y a soixante ans".
"Elle ne créera donc pas une crise existentielle pour Israël", selon le texte, une allusion aux "préoccupations démographiques", déjà reconnues par les Palestiniens, exprimées par l'Etat hébreu, qui rejette catégoriquement le droit au retour au nom de la préservation de son "caractère juif et démocratique".
Les négociateurs palestiniens ont réclamé la "reconnaissance du droit au retour des réfugiés" tout en assurant que cela ne "créerait pas une crise existentielle pour Israël" dans des documents officiels de juin 2010 obtenus vendredi par l'AFP."Ce sont les documents originaux qui ont été présentés officiellement à Israël et aux Etats-Unis", a précisé sous le couvert de l'anonymat le haut responsable palestinien qui les a communiqués à l'AFP.Ces documents de travail --rédigés en arabe et en anglais et qui explicitent la position palestinienne-- ont également été transmis avant la reprise des pourparlers de paix le 2 septembre 2010 à Amr Moussa, secrétaire général de le Ligue arabe, et cheikh Hamed ben Jassem, président du comité de suivi arabe, a souligné la source.Ils révèlent une position moins...