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Actualités - Consultations

Le camp Hariri réclame de Mikati un engagement clair sur le TSL

Le camp du Premier ministre en exercice du Liban, Saad Hariri, a réclamé jeudi à son successeur Najib Mikati un engagement clair en faveur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), avant de décider de participer à son gouvernement.

Saad Hariri avait indiqué que son camp boycotterait tout gouvernement dirigé par un candidat appuyé par le parti chiite, donc M. Mikati./

"Nous avons demandé au Premier ministre désigné de clarifier sa position (concernant le TSL) et de la mentionner explicitement dans la déclaration de politique générale" du futur gouvernement, a affirmé le député et ancien Premier ministre Fouad Siniora au nom du groupe parlementaire de M. Hariri.
La désignation mardi de M. Mikati est intervenue après la chute le 12 janvier du gouvernement Hariri provoquée par la démission des ministres du camp du Hezbollah hostile au TSL chargé de juger les responsables de l'assassinat de l'ex-Premier ministre et père de Saad, Rafic Hariri.
Le puissant mouvement armé chiite Hezbollah, qui accuse le TSL d'être instrumentalisé par Israël et les États-Unis, s'attend à être mis en cause dans l'acte d'accusation du tribunal et avait sans succès tenté d'obtenir de Saad Hariri de le désavouer.
Avec le Hezbollah en position de force, des observateurs craignent que M. Mikati n'accepte, sous pression, de suspendre le financement libanais du TSL et d'en retirer les juges libanais.
"Est-ce que vous vous engagez à ne pas accepter de cesser la coopération avec le TSL par l'arrêt du financement, le retrait des juges et l'annulation des protocoles?" a demandé M. Siniora qui s'exprimait aux côtés des députés du groupe à l'issue de consultations avec M. Mikati à Beyrouth.
"Est-ce que vous vous engagez à ne pas évoquer ces questions à l'ordre du jour des réunions du Conseil des ministres et à ne pas accepter des projets de loi?" allant dans ce sens, a-t-il poursuivi, sans évoquer explicitement la participation du groupe au futur cabinet.
"Nous n'avons pas discuté de la participation ou de la non participation", a précisé un responsable du camp Hariri sous le couvert de l'anonymat. "Nous lui avons demandé de clarifier ces choses. Quand il les clarifiera, on verra".
Saad Hariri avait indiqué que son camp boycotterait tout gouvernement dirigé par un candidat appuyé par le parti chiite.
Appuyé par le Hezbollah, M. Mikati, qui a entamé jeudi des consultations avec les groupes parlementaires en vue de former son cabinet, pourrait être soumis aux mêmes pressions que M. Hariri sur le TSL, selon les experts.
Dans une interview à l'AFP, le Premier ministre désigné avait indiqué mardi qu'"arrêter le tribunal n'est plus aujourd'hui une décision libanaise". Mais, a-t-il souligné, "la coopération du Liban avec le TSL est une autre affaire".
Un allié du Hezbollah, le député chrétien Michel Aoun, a affirmé clairement que ce qui est demandé à M. Mikati est d'arrêter la coopération avec le TSL.
"Nous ne pouvons pas faire en sorte que le TSL cesse ses activités. Ce que nous demandons, c'est que le Liban cesse sa coopération avec le tribunal", a-t-il dit après des consultations entre son groupe et M. Mikati.
"Nous avons demandé au Premier ministre désigné de clarifier sa position (concernant le TSL) et de la mentionner explicitement dans la déclaration de politique générale" du futur gouvernement, a affirmé le député et ancien Premier ministre Fouad Siniora au nom du groupe parlementaire de M. Hariri.La désignation mardi de M. Mikati est intervenue après la chute le 12 janvier du gouvernement Hariri provoquée par la démission des ministres du camp du Hezbollah hostile au TSL chargé de juger les responsables de l'assassinat de l'ex-Premier ministre et père de Saad, Rafic Hariri.Le puissant mouvement armé chiite Hezbollah, qui accuse le TSL d'être instrumentalisé par Israël et les États-Unis, s'attend à être mis en cause dans l'acte d'accusation du tribunal et avait sans succès tenté d'obtenir de Saad Hariri de le...