"Israël suit les événements en Egypte (...) Nous espérons tous que les autorités égyptiennes sauront accorder la liberté et les droits à ses citoyens tout en restant sur la bonne voie en maintenant de bonnes relations nouées avec Israël depuis plus de 30 ans", a affirmé M. Shalom à la radio publique.
L'Egypte est le premier pays arabe à avoir signé un accord de paix avec Israël en 1979.
"Il ne fait pas de doute que la situation en Egypte n'est pas simple", a ajouté M. Shalom.
Le vice-Premier ministre a également estimé que les troubles actuels dans plusieurs pays arabes n'étaient pas liés au conflit israélo-palestinien.
"On a toujours prétendu que tant que ce conflit ne serait pas réglé, la région ne serait pas stable, or il y une instabilité en Tunisie, au Liban, au Soudan et en Egypte", qui n'a rien à voir avec le conflit israélo-palestinien, a estimé M. Shalom.
Deux manifestants et un policier ont trouvé la mort mardi lors de manifestations rassemblant plusieurs milliers d'Egyptiens, qui ont réclamé le départ du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981, une contestation inspirée par la révolte populaire tunisienne.
L'ancien ministre travailliste du Commerce et de l'Industrie Binyamin Ben Eliezer présenté par la radio militaire comme le responsable israélien "le plus proche du président Moubarak a pour sa part minimisé les danger d'une déstabilisation du régime égyptien.
"Le régime est très fort et stable, il a le soutien de toute l'armée, des services de sécurité et des renseignements qui contrôlent l'Etat (...) Je ne vois pas une possibilité de révolution", a ajouté M. Ben Eliezer.
"L'opposition égyptienne ne dispose pas d'un dirigeant sérieux capable de contrôler la vague de mécontentement actuel", a-t-il poursuivi. "Tout ce qu'Israël peut faire c'est espérer que ces troubles s'achèvent pacifiquement", a également estimé M. Ben Eliezer.


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