"La France proposera l'organisation d'une conférence des donateurs pour le futur Etat palestinien à une condition, c'est que cette conférence des donateurs ait une dimension politique", a déclaré le président français, lors d'une conférence de presse consacrée à sa double-présidence du G8 et du G20.
"L'Europe ne peut plus continuer à payer et à être tenue à l'écart des discussions politiques", a-t-il lancé.
Géré principalement par les Etats-Unis, le processus de paix au Proche-Orient est bloqué depuis fin octobre, après le refus d'Israël de prolonger un gel partiel de ses colonisations. Les discussions israélo-palestiniennes directes qui avaient repris début septembre sous la pression de Washington sont rompues depuis cette date.
"Si encore les discussions politiques avançaient sans l'Europe, on pourrait dire +c'est comme ca+, mais en plus ça n'avance pas", a-t-il ajouté, dénonçant implicitement l'approche de l'administration américaine de Barack Obama.
"Commencer à discuter de la colonisation était une erreur", a aussi estimé le président français, dans une autre critique implicite de la politique américaine. Il s'agissait d'une erreur, a-t-il précisé, "pour une raison simple: il y a des colonisations qui posent problème parce qu'elles seront en territoire qui ne sera plus israélien et d'autres qui ne posent pas de problème parce ce qu'elles seront dans la partie de territoire qui restera israélien".
"Tout le monde a les cartes en tête et depuis le temps qu'on en discute sans avancer, on a eu le temps de réfléchir", a-t-il ironisé.
La France avait accueilli en décembre 2007 une première conférence qui avait forgé un plan d'aide aux Palestiniens pour 2008-2010 et a dit à plusieurs reprises qu'elle était prête à organiser une deuxième réunion de ce type.


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