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Consultations : vers une nomination de Najib Mikati comme Premier ministre

L'ancien Premier ministre Najib Mikati, qui aurait les faveurs du Hezbollah, semblait favori lundi pour être nommé Premier ministre, alors que le chef du gouvernement en exercice Saad Hariri opposait son veto à une participation à un cabinet dirigé par un candidat du Hezb.

À l'issue de sa rencontre avec le chef d'État, dans le cadre des consultations, M. Mikati s'est posé en candidat consensuel dans un contexte de crise./

Si le Hezbollah n'a pas encore fait savoir sa position officielle, certains responsables donnaient pour acquis l'arrivée de cet ex-Premier ministre milliardaire et ancien allié de Saad Hariri à la tête du futur gouvernement.
"C'est Mikati pour sûr", a affirmé Walid Joumblatt, le leader druze, ancien proche de Saad Hariri qui s'est rangé la semaine dernière aux côtés du Hezbollah, augmentant les chances de M. Mikati, un sunnite de 55 ans.
Le président libanais Michel Sleiman a entamé à 12h00 (10h00 GMT) des consultations de deux jours avec les groupes parlementaires, afin de nommer un Premier ministre pour remplacer Saad Hariri, dont le gouvernement d'union s'est effondré le 12 janvier après la démission des ministres du camp du Hezbollah.
La crise gouvernementale a pour origine le bras de fer qui dure depuis des mois entre le camp de M. Hariri, soutenu par Washington et Ryad, et celui du Hezbollah, soutenu par l'Iran et la Syrie, au sujet du tribunal de l'ONU chargé d'enquêter sur l'assassinat en 2005 du dirigeant libanais Rafic Hariri, père de Saad, dans lequel le Hezbollah s'attend à être mis en cause.
À l'issue de sa rencontre avec le chef d'État, dans le cadre des consultations, M. Mikati s'est posé en candidat consensuel dans un contexte de crise. "Il n'y a pas de différence entre une partie et l'autre, je suis contre l'exclusion de toute partie", a-t-il dit à la presse.
"Je dis à M. Hariri (...) je tends la main à tout le monde", a-t-il ajouté, d'un air confiant.
La veille, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait affirmé que sa formation souhaitait voir la mise en place d'un gouvernement de "partenariat national".
Mais lundi, Saad Hariri a rejeté toute possibilité de participer à un cabinet dirigé par un candidat du Hezbollah.
"Le Courant du Futur annonce dès aujourd'hui qu'il refuse de participer à tout gouvernement dirigé par un candidat du "8Mars"", a indiqué un communiqué de son bureau de presse, en référence à l'opposition menée par le Hezbollah.
L'éventuelle arrivée d'un Premier ministre soutenu par le Hezbollah fait craindre à la communauté internationale et notamment à Israël la formation d'un gouvernement pro-iranien, à l'image de celui du Hamas palestinien dans la bande de Gaza, ce que nie le Hezbollah.
Premier ministre pendant trois mois en 2005 dans la foulée de l'assassinat de Rafic Hariri, M. Mikati avait été élu député sur les listes de Saad Hariri lors des législatives de 2009.
Au sein du camp du Premier ministre en exercice, on a qualifié sa candidature de "trahison". "C'est un coup traître assené à M. Hariri", a affirmé Okab Sakr, un député de la majorité.
Najib Mikati est, de par sa confession et son poids politique et financier, un rival de M. Hariri et un prétendant naturel au poste de Premier ministre, réservé aux sunnites de ce pays multiconfessionnel.
Considéré aussi comme proche de Damas, il est le co-fondateur du groupe Mikati, ou M1, holding familiale qui détient d'importantes parts dans l'opérateur sud-africain de télécommunications MTN, la marque de prêt-à-porter haut de gamme "Façonnable", et de nombreux biens immobiliers.
Selon le magazine Forbes, il est, avec son frère Taha, l'une des personnalités les plus riches au monde, chacun ayant amassé une fortune estimée à 2,5 milliards de dollars.
Si le Hezbollah n'a pas encore fait savoir sa position officielle, certains responsables donnaient pour acquis l'arrivée de cet ex-Premier ministre milliardaire et ancien allié de Saad Hariri à la tête du futur gouvernement."C'est Mikati pour sûr", a affirmé Walid Joumblatt, le leader druze, ancien proche de Saad Hariri qui s'est rangé la semaine dernière aux côtés du Hezbollah, augmentant les chances de M. Mikati, un sunnite de 55 ans.Le président libanais Michel Sleiman a entamé à 12h00 (10h00 GMT) des consultations de deux jours avec les groupes parlementaires, afin de nommer un Premier ministre pour remplacer Saad Hariri, dont le gouvernement d'union s'est effondré le 12 janvier après la démission des ministres du camp du Hezbollah.La crise gouvernementale a pour origine le bras de fer qui dure depuis des...