"Les sanctions commencent à produire leurs effets. Il faut renforcer les sanctions", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Interrogé sur un recours à la force pour contraindre Téhéran a renoncer à l'enrichissement d'uranium, qui peut conduire à la fabrication d'une arme atomique, le président français a répondu: "La France, c'est sa politique, est toujours extraordinairement réservée sur le principe d'une intervention militaire".
L'Iran est sous le coup de six résolutions de l'ONU dont quatre assorties de sanctions économiques et politiques. Celles-ci ont été récemment renforcées par des sanctions américaines et européennes unilatérales.
Joignant le dossier de la Côte d'Ivoire à celui de l'Iran, Nicolas Sarkozy a relevé qu'il y avait les "sanctions, la politique, la diplomatie". "Et c'est comme cela qu'on fait avancer les choses".
L'Iran et les grandes puissances du groupe des 5+1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne, plus l'Allemagne) ne sont pas parvenus à s'entendre sur les moyens de régler leur conflit autour du programme nucléaire iranien, à l'issue de deux jours de discussions vendredi et samedi à Istanbul.
Les deux parties se sont séparées sans décider d'une nouvelle rencontre, en se rejetant la responsabilité de cet échec.
Selon un responsable français s'exprimant sous couvert de l'anonymat, la France va engager un travail à l'ONU sur les moyens de renforcer encore les sanctions contre l'Iran. Parmi les membres permanents du Conseil de sécurité, Russie et surtout Chine sont d'ordinaire réticents aux mesures de coercition.

